‹ Œuvres choisies de Beaumarchais (volume 4)Chapitre 47 sur 113 · ACTE II, SCÈNE X. i · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE X. i

AU a E L L Y.

Moi , par exemple , je me cite , parce qu'il en est question , je fais battre journellement deux cents métiers dans Lyon. Le triple . dé bras est nécessaire aux apprêts de mes soies. Mes plantations de mûriers , et mes vers en occupent autant. Mes envois se détaillent chez tous les marchands du royaume ; tout cela vit, tout cela gagne ; et Tindustrie portant le prix ,des matières au centuple, il n^y a pas une de ces créatures , à commencer par moi , qui ne rende gaiment à l'État un tribut proportionné au gain que son émulation lui pro«< cure.

SAIHT-ALBAN. \

Jamais il ne perdra cette belle chaleur.

AVRELLY.

Et tout For que la guerre disperse , mes-»

sieurs, qui le fait rentrer à la paix ? Qui osera disputer au commerce Thonneur de rendre à rÉtat épuisé le nerf et les richesses qu'il n*a plus? Tous les citoyens sentent l'importance de cette tâche : le négociant seul la remplit. Au moment que le guerrier se repose, le néjgociantale bonheur d'être à son tour l'homme de la patrie.

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