‹ Œuvres choisies de Beaumarchais (volume 4)Chapitre 71 sur 113 · ACTE 111, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE 111, SCÈNE V

AU.RELX.T.

Mon secret... sVchappe avec mes larmes.

PAULINE

-Mon oncle..* . \ .

Ton oncle !

PAULINE

Quels soupççns !

AURE LLT.

Tu vas me haïr.

'Parles.

AURBLLT.

O précieux enfant !

PAULINE

Achevez.

Àua^LLT, lui tend les hrat.

Tu es cette fille chérie.

PAULINE s'y jette à corps perdu.

Mon père!

AURELLT la soutient.

, Ma fille ! ma fille ! Ja première fois que je me permets ce nom , (àut'il le prononcer si douloureusemen 1 1

PAULINE ê^eut se mettre à genousp. .

Ah } mon père ! . , .

176 LES DEUX AMIS. s

AUREI.I.Y la retient.

Mon cnfanL.:, con8Q(l6*-moi : âisp>taoi ^e tu me pardonnes le œaliieudr de ta naissance; combien de fois )*ai gémi de t^aroîr fait no sort si cruel !

PAULINE, avec un grand troMe, ' N*empoisonne£ pas la 'joie que j*ai d'embrasser un père si digne de toute mon afifection.

AUKELLT.

£h bien! ma Pauline! Ma chère Pauline ! (car ta mère que j*ai tant aimée se nommait ainsi. ) ordonne , exîg«. Tu m*as arraché mon secret : mais pouvais-je diapoaer de toft Hen sans ton aveu ?

PAULINE

C'est le vôtre , mon père. Ah ! s^il ]n*appa|rtenait... !

Il est à toi : plus des deux tiers est le firuit de l'économie avec laquelle tu gouvernes cetto maison. Prescris-moi seulement la conduite que tu veux qOe Je tienne aujourd'hui.

PAULINE, vii'ement.

Peut-elle être douteuse! Mon père, aRes, prenez ce bien, ofli:ez ces effels à Sain^Alban 1

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