‹ Œuvres choisies de Beaumarchais (volume 4)Chapitre 80 sur 113 · AI1!IT-ALBA1T · texte numérisé non relu

AI1!IT-ALBA1T

J*iraî, pour vous obliger, jusqu'au dernier terme de mon pouvoir.

AURBLLT.

Qâellfr /tendue y donnez*vous? '

SAIHT-ÀLBAN.

Celle que vous y donneriez rous-méftie.

Vous n*exiget pas que je sauve sa réputation atix dépens de mon honneur?

AURBLLT.

II y aurait encore plus d'absardité^qne d*ia-^ justice à le proposer.

SAIKT-ALBAIÇ.

'Lesjnléréts de la compagnie à cdtfvert pa»> vos oâres, on peut £piire gcâce ^«otre homme

]8ft LES DEUX AMIS.

de l'opprobre iju'il a mjérité ; mai» je devîeii'drais coupable , si je lui ccmfiais plus loog— temps une recette...

' Vous lui ôtei sa {ïlacel

SAINT-ALBAN

La lui laisseriez -vous?

AUREILT. *

Ah, monsieur ! je vous prie...

SAINT-ALBAN

Faites un pas dç plus.

Comment ?

S'AINT-ALBAK.

Vous avez de Thonneur : oses me le conseiller. ( Aurelly baisse la tête sans répondre, ) JVspère que vou^ disttnguerei ce que je puis accorder^ et/ce que le devoir m'interdit; j'accepte l'argent, je me tairai : mais j'exige qu'il se défasse , à l'instant , de son emploi ^^ sous le prétexte qu'il voudra.

AU REIIiT.

J'avoue qu'il n'est pas digne de le garder; mais son iils ? cette survivance ? tant de démarches pour l'obtenir... ?

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