‹ Œuvres choisies de Beaumarchais (volume 4)Chapitre 83 sur 113 · SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL

DABINS, MËLAC pèrç.

meLac p4re , le regardant aller, O respectable amiT (J Dabins.) Qu'avez- ▼ous à ra*annoàcer cFe si pressé, monsieur DabÎDS?

DABINS.

Monsieur, c'est avec douleur que je le dis:

a Bf'est ptus temps de se taire , il faut tout de'ctarer.

MÉLAO PÈBS, échauffé.

Qn*cst^e à dire ? tout déclarer !

DABINS.

L'af&ire est sui- le point d'éclater : les apiMirences'vdus accusent.

BIÉLAC PÈRE.

Les apparences ne peuvent iniquiéfet* que celui qui s'est jugé coupabh*.

DABiKs.

Qii*oppos«ret^voii5 aux faux jug^emeni, à l'injure, aux cKimeurs?

Mé^LAC P-ÈRE.

Rien : le sifencè, et la fermeté que donne TesrîBMile sdi'^ift^me.

^ DABINS. * .

Les biens àe TOtre ami sont suffisans... on prendra des mestires...

MÉLAC FÈas, impatient»

Et/ si Je dis un mot, il manque demain matin.

DABINS4 du même ton.

Et, si. vous ne le dites pas, tous êtes peniu ce spir même... Non, je ne puis souflrir...

jMi^LAC PÈRE ^yviolemment,

!ifonsieur Dabins , souvenez - vous que votre père mourant ne vous a pas vainement recommandé à ma bienfaisance : souvenezvous que je vous ai élevé ; que je vous aï placé chez Aurelly ; .que ;non estime seule vous a valu 'sa confiance : voulez- vous -la perdre cette estime? et le premier ibvoir.de Phonnête homme n*est-il pas de garder le secret confié?

o A91NS.

Eh ! monsieur « quand la discrétion fait plua^de mauK qu*elle ne .peut enprérenir^»

MÉLAC PÈRS.

A qui de nous deux appartient le jugeaient

' de mes intérêts? — Mais, je m'édiauffe, et

deux mots vous fermeront la boubhe. De quoi

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