‹ Œuvres choisies de BeaumarchaisChapitre 17 sur 181 · I.E COMTE, prenant la main d'Eugénie · texte numérisé non relu

I.E COMTE, prenant la main d'Eugénie

Que j'ai soqfTert y ma chère Euge'nie » dé la dure nécessité de. mVioigner au moment de votre arrivée. J'aidais désobéi à mon oncle , au rpi.mâme, ai Pintérét-de notre union...

s u G é n I E , soupirant,

Ahf milord l

Elle s'adiige.

LE COMtE, vivement»

Eh ! de t|ttoi ? Vous, m^efTrayex ! Parlez , j« vous prie.

Rappelez-vous, milord, Pextréme répugnance que feus à recevoir votre main k Tinsu de nos parens.

XE COMTE. ,

J*en ai trop soupiré pour l'oublier jamais.

'.XUGÉNIE, avec dbidêUr*

Votre .présence me soutenait contre mes réflexions ; mais bientôt des souvenirs cruels m'assaillirent en foule... Les derniers conseils d'une mère mourante... la faute que je commettais contre mon .père^^seni.. l'aif de

mystère qui accompagna Tauguste cérémonie dans votre château.

MADAME MURfiR. '

NVtait-il pas indispensable ?

EUGÉlflE.

Yôtf e départ y nécessaire pour tous , mais douloureux pour moi...^ ( baissant la voîoe, ) mon état...

L E c O M T E lui baise la main.

Votre état, Eugénie ! Ce qui met le sceau à mon bonheur peut-il vous affliger ? (à part, ) Infortunée !

iBU4}iNiB, tendremen^t.

Ah! qu*il me serait cher, s*il ne -m'exposait pas...

Je me croirai bien malheureux , si ma pré« sence n*a pas la force de dissiper ces nuages. Mais qu*exigez-vous de liioi ? Ordonnez.

Puisqu'il m'est permis de demander, je dé^ sire que voiis employiez auprès de mon père cet art de persuader , ah ! que vous possédez si parfaitement.

LE COMTE

Ma chère Eugénie!

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