‹ Œuvres choisies de BeaumarchaisChapitre 7 sur 181 · ACTE I , SCÈNE III. Sg · texte numérisé non relu

ACTE I , SCÈNE III. Sg

MADAME MVAER.

Comrae il vous plaira pour celui-là ; je ne m*y intéresse , ni ne yeux le voir ici.

, LE BARON

Comment! le frère d*un homme qui va tfpousier ma fille ?

MADAME MURER

Ce n*est pas une affaire faite.

LE BARON

C*eit cpmme si elle Fêtait.

MADAME MUREA.

Je n'en crois ri«n. La belU idée de marier Totre fille ^ ce vieux Co'^erly qciî n'a pas ctiiq . cents livres sterling de rcvmu , et qui est en^ tQt^ plu» ridicule que son Crète le capitaine !

LE BARÛit.

!Vfo sttur I je ne souifrirai jamais qu'on avilisse en ma présence un bf ate olfkier , mon jiQçienami* '

ItfADAMfi MtftEA.

Fort bieii : mab je n'attaque ni sa bra*-voure , ni son aneienneté : je dis seuleméxii qu'il (àut à votre fille un itiarî qu'elle puissef fiiuar.

Co EUGÉNIE.

LE BARON

Be la Tnanière dont les hommes d*au)our-, d^hiiî sont faits y c^est assez difficile.

MADAME MURER

Raison de plus pour le choisir aimable.

LE BARON

Honnête.

MADAME MURER

L*un n*ezclut pas l'autre.

LE BARON

Ma foi , presque toujours. Enfin j*ai dûnné^ ma parole à Cowerly.

MADAME MURER

Il aura la honte de vous la rendre.

LE BARON

Quelle femme I Puisqu'il faut tous dire tout , ma sœur , il y a entre nous un dédit dé deux mille guinées; croyei(-TOU3 qu'on ait aussi la bonté de me le rendre?

MADAME MUII.ER.

Vous comptiez bien sur mon oppofition , quand vous avez fait ce bel arrangement ; il pourra vous coûter quelque chose » mais Je ne changerai rien au ynien. Je suis veUve et riche ; ma nièce est sous ma conduite ^ elle àt-

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