LA FORTUNE DU SAGE
C'est une grande fortune qqe le savoir, un plus grand bien que la riciiesse; ce n'est pas un malheur pour le sage qued'être né d'une famille et d'une patrie obscures, puisqu'il est destiné à les illustrer.
Les infortunes sont heureuses pour lui, car elles serrent à répandre son nom et sa gloire , et le martyre en fait un saint et une dÎTinité adorée; enfin la joie lui vient du côté opposé à celui d'où la tire le vulgaire.
Les plaisirs et les chagrins lui sont des passe-temps, comme i un amant la joie ou la tristesse qu'il éprouve avec sa maîtresse. Je vous laisse réfléchir là-dessus.
Mais l'ignorant s'épouvante de ce qui est le bonheur même; la noblesse rend l'ignorant plus stupîde encore , et à chaque pas difficile son faible courage s'abat.
M IKIÉSIE8
LA RAISON SANS FORCE DES SAGES ANTIQUES FUT SUJETTE DE LA FORCE DES FOUS.
SONNET
les astrologues ayant prérB une constellation qui devait rendre fous les habitants d*un pays, se déterminèrent à fuir, se résenrant plus tard de les guérir.
Or, quand ils revinrent pour accomplir ce grand dessein ,
Us prêchèrent à ces fous , avec de belles paroles, Tancienne manière de vivre , de se nourrir et de s*habiller ; mais chacun leur répondit par des coups de poings et des coups de pieds*
De telle Sorte que les sages , pour éviter la mort , furent obligés de vivre comme les fous; car le plus grand fou avait la suprême autorité.
Ils né vécurent avec leur raison que dans leurs foyers, applaudissant en public les faits et gestes des insensés.
DE CkUPAMLLA,. 07