SUR LE CHRIST
SONNET
mort, rançon de la faute de nos pères, fille de l'envie et du néant, tributaire et compagne du serpent orgueilleux et impudique !
Tu t'imagines avoir triomphé, avoir soumis à ton empire tout ce qui existe ; tu crois être toute puissante contre le Tout-Puissant ! Tu as nourri une fausse espérance !
Pour se servir de toi et non pour te servir, le Christ descend dans l'abîme. C'est toi qui choisis le lieu et l'instrument du supplice, et un crucifié te tient en suspens !
S'il vit, tu es perdu ; s'il meurt, un éclair divin sort de son corps déchire par toi, et dissipe h jamais tes ténèbres !