SONNET PROPHÉTIQUE
SONNET
Tandis que Faigle plane, que Fours frémit, que le lion rugit, que la corneille insensée insulte Tagneau en qui nous nous transGgurons, et que la colombe gémit;
• Tandis que Tivraie naît au milieu du bon froment dans la terre humaine^ la secte impie et profane qui se rit de nos espérances acquiert chaque jour des forces nouvelles.
Mais le temps est proche, où les puissants superbes, renommés dans le monde, souillés de sang, et auxquels on applaudit avec des respects simulés,
Seront rasés de terre et précipités dans les gémissements de Tenfer, oà ils se verront entourés de flammes et de barrières éternelles.
DE CA21PA5ELLA. -ï6|
sl:ite.
SONNET
Si llicureux âge d'or exista jadis, pourquoi n'existerait-il pas de nouveau ? puisque toute chose qui a été revient à sa source, après avoir suivi son cours.
Le renard, le loup et la corneille (1) le nient perfidement; mais Dieu qui gouverne, le ciel qui tourne, les proptiètes et le désir de tous l'annoncent.
En effet, si dans ce qui est utile, dans le bonheur et dans la morale, les hommes mettaient tout en commun, ainsi que que je le vois et que je renseigne (2), le monde serait ua paradis.
Je dis donc que Tamour aveugle deviendra éclairé et pa^ dique, que l'astuce et l'ignorance se changeront en vrai savoir, el la tyrannie en fraternité.
(1) Le renard est le symbole <lc riiypocrilc, le loup cefui du tyran et la corneille celui du sophiste.
(2) Dans la Cité du SolcH.
INVITE A ÉCRIRE DES COMÉDIES IL REPOND PAR CE SONNET DEVENU UNE PROPHÉTIE.
A Dieu ne plaise que nous songions à écrire des comédies futiles, BOUS qui vivons au milieu de tragiques lamentations; nous, élevés à l'école de tant de souffrances, et qui voyons
s'approcher la fin des choses humaines.
Le jour s'avance, où les sectes mondaines seront battues et, détruites, et tous les éléments bouleversés pour faire le bojiheur de ceux qui tournent leurs regards vers les sphères éternelles.
Le maître tout-puissant vient établir sa cour et son tribunal en terre sainte, comme Tanuoncent les psaumes et les prophètes.
Il y vient répandre à larges mains les trésors de sa fgiS? et de son culte divin.
DE CàmàMUJL» idt