FOI NATURELLE DU VRAI SAGE
Je croîs en Dieu, puissance, intelligence, amour, un, Tie, Térité, bonté, immense, premier être, roi des êtres et créateur.
Il n*est ni partie ni tout, ni limité ni étendu, mais il ressemble davantage au tout ; c'est pourquoi tonte chose parti* cipe de sa vertu, de son amour et de son intelligence.
L'âme qui pense, si elle veut ne pas s*arrêter à une fausse limite, ne peut aller ni avant Dieu, ni après Dieu, ni hors de Dieu, parce qu'il est infini en force, en durée et en étendue.
C'est de lui, par lui et en lui qu'est l'espace incommensurable avec les êtres qui le remplissent, et pour la création desquels il. s'est servi du néant.
C'est pourquoi l'unité et l'essence viennent de lui, mais la quantité et ce qui n'est pas semblable à ce que nous fûmes d'abord nous restent propres. *
Le néant abhorré produit la guerre, le mal, les fautes, les çb^timents et les morts; puis le signe divin participant des
destinées infinies se ranime ; Dieu dirige la nécessité, le destin et rharroonie, afin qu'ici-bas I*idée se perpétue.
Quand toute chose ci^ééc sera devenue toute autre chose, alors cessera k diangement qui n'aVdit pas ))u commencer, quand de rien rien n'était sorti.
Je croîs en Dieu» volonté, întelligence étcrneUe; il ne peut changer ni en mieu^ ni en pire, chaque cbaoçefûeut étant la mort de l'état précédent.
Il mit le bien lo plus petit avant le plus grand, et la secmi» Vh avitm la première, ce qui dmiu naissance au pécbéi
Pouvoir pécher est une vraie impuissance ; le péché n'est pas un ac|Q, i) viont ^u néant ; c'est le défaut ou Tabus de fal vrai^ bopté*
Le vrai pouvoir est l'éminence de l'être ; l'acte est une diiïusîqn de l'existence, qui ne peut se faire hors de Tesse^ce première.
Je crois que dans la volonté on ne trouve qu'une nécessité naturelle, mais les actions et les passions ne peuvent se délivrer de la nécessité inflexible.
Le châtiment des pères retombe sur les etifants, mais non pas les fautes, si elles n'ont pas été renouvelées par la volonté.
Mais elles remontent des enfants aux pères qui n'ont pas
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jurifi «gin ^ ks bien ei^eiidliBr, tt qxù oot nigligi 19 pwde fâche de r^uCfiUon ; \^ i^nUê «( leqr ebtUineot ratopabent aussi sur la patrie qui ne s'oçcppe 99a 4fB m^ippa #b faire une forte génération (1).
Quoique chacun hérite ie^ chltimepts 4>utrui« ce qitf condamne ii*est i)i l'ignorance ni Timpuissance, mais (a ?0h lonté qui fait le mal en agissant contre ce qu'elle croit.
La sentence des ^mpés retombe sqr les trompeurs qui* en aveuglant le père, ont aveuglé toute sa race.
Par nécessité et par volonté, et non pour satisfaire à leur entendement borné, souvent Dieu répondit à ses enfants en quelque lieu et de quelque manière qu'ils l'éuâsent iùvôqtié.
Âindt nations barbares, si vous avez suivi la justice natureRe, vous ne èetet |>aà séparées des saintes phalanges» Mais il n'a pas d^excuse celui auquel s^annonçe un piei| vivant et non mort, un père universel, impartial et qui fut toujours Dieu. •
Celui pour qui est venu au milieu de nos maux un Dieu prédit, touché de nos erreurs et de nos misères, comme je le trouve dans toutes les histoires (2).
(1) Voir dans la cité du soleil les idées de CampaneUa sur la reproduction.
(2) Non seulement les prophètes, mais encore plusieurs philosophes de rantiqullé annoncèrent un régénérateur ; ainsi le dit aussi St-Thomas.
Un DicQ qui combattit les sophistes, les hypocrites et les tyrans corrupteurs des trois principes divins, et qui coupa la racine des mensonges.
Vous, commentateurs toujours faux, vous avez amusé ta crédulité des enfants, en leur donnant pour Dieu vousmêmes, des serpents, des statues et des taureaux.
Il ne vous a pas suffi de dire aux autres, contre votre propre sentiment, que la flèche vole, mais encore que c*est un oiseau et que les êtres divins sont des dieux.
L'école mosaïque perdit la Bible au temps d'Esdras (1).
(l) Il existe une lacune ici, le reste du morceau manque : Campauclia dit dans la note comment se fit rallération de la Bible et de TÉvangile par les sophismes des hérésiarques ; puis il ajoute que toute loi a eu ses Pharisiens et ses Sadducéens.
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