MA0AME DUBUISSON,CLITANDRE, THIBAUT
clitandue.
Comment! et c'est madame Dubuisson, je pense?,
THIBAUT
Oui, justement; c'est son nom cîe Paris que stilà, et la grosse Cato, c'est son nom de village.
MADAME DUBtriSSON.
Je ne me trompe point, c'est Clitandre.
CLITANDRE
Ma chère Dubuisson', que je t'embrasse!
THIBAUT
Cette couseine-là connoît tout le monde.
MADAME DUBUISSON
Bonjour, cousin.
THIBAUT
Votre valet, couseine.
CLITANDUE.
Que je suis heureux de te rencontrer dans ce pays-ci, ma chère enfant)
MADAME DUBUISSON
Peut-on vous j rendre quelque service?
THIBAUT
J'allions vous charcher pour ça, je vous l'amenois, et je ne savois pas que vous fussiais si bons
amis.
MADAME DUBUISSON
Eh, vraiment 1 c'est le neveu de madame Desmartins.,
THIBAUT
De cette Lelle madame qui a été tout ce printemps cheux vous?
CLITANDRE
Ma tante a passé le printemps chez toi ?
MADAME DUBUISSON.'
Elle y a été quinze jours ou trois semaines à prendre du lait, monsieur.
THIBAUT
Bon, palsangué, du lait, vous vous gaussez de nous ; aile y prenoit hian de bon vin de Champagne, que de bian gros monsieux apportiont de Versailles : à la vérité, drès que son mari la venoit voir, aile étoit toujours malade; quand il n'y étoit plus, tatigué, qu'aile se portoit bian! Oh! je ne m'étonne plus que vous sojais si fort amoureux, vous êtes de bonne race.
MADAME DUBUISSON
C'est un extravagant; ne prenez pas garde à ce qu'il dit«
CLITANDRE
Ce sont les affaires de mon oncle, madame Dubuisson, ce ne sont pas les miennes.
THIBAUT
C'est bian dit, je ne sommes pas ici pour ça, j'y sommes pour notre compte^
SGÊNE V. ai
USA SA ME DUBUISSON
Ce ne sont pas les vendanges qui vous attirent a. Sureue; c'est l'amour qui vous y amène apparemment.
CLITASDBE.
Oui , ma chère madame Dubuisson, vous voyei le plus amoureux de tous les hommes.
MADAME DUBUISSON
N'est-ce point mademoiselle Thomasseau à quî vous en voulez?
Ça n'est pas malaisé à deviner, puisque je sommas ensemble.
CLITANDRE
C'est elle-même que j'adore.
MADAME DUBUISSON
Vous n'êtes pas seul ici pour elle; il j a chei moi un de vos rivaux, je vous en avertis.
CLITANDRE
Un de mes rivaux?
MADAME DUBUISSON
Et qui vient pour l'épouser même ; il en a parole de son père.
CL I TAN DUE
C'est l'homme en question, ce gendre qu'il attend.
THIBAUT
Ça se pourvoit bien j il faut que ce soit li-mêmc.
2a LES VENDANGES DE SU'RÊNE.
CLITAN DUE.
Ah, ma chère Dubuisson! je suis perdu, si nous ne trouvons moyen de rompre ce mariage.
MADAME DUBUISSON
Que faire pour cela? je le voudrois de tout mon cœur. J'ai toujours été de vos amies, et je ne coanois point ce nigaud-là; c'est un provincial que la maîtresse des coches m'a adressé, parce qu'il n'a point voulu d'abord aller chez son beau-père ; il ne l'a jamais vu, non plus que sa maîtresse.
THIBAUT
Je savons tout ça.,
CtlTANDRE.
Ne pouriions-nous point berner ce faquin-là?
MADAME DUBUISSON
C'est une figure assez bernable.,
CL I TAN DUE
Le rebuter de son mariage, dégoûter de luimonsieur Thomasseau, et le renvoyer à Gisors avec les étrivières?
THIBAUT
Morgue, que ça été bian pensé!'
MADAME DUBUISSON
L'exécution est difficile. Voti'e Lolive n'est -il point ici ?
CLITANDRE
Non, je suis seul, et je n'ai personne.