SCÈNE VII. •j.'-j
LO a AN GE.
Quand il vous plaira , vous qui avez tan t d'aventures, vous vous acquitterez de la même manière de huit cents francs que vous me redevez.
CL I TAN DUE
Moi? Je ne t'en paierai que la moitié; tu m'as fuit Loire du vin de Surêne.
MADAME DTJBUISS0 3Î.
Nous avons affaire de lui, ne lui rabattez rien..
LORANGE.
Je me donne au diable; ce seroit conscience.
MADAME DUBUISSON
Qu'il nous aide à faire réussir voti'e affaire seu-i lernent, vous serez bientôt quitte, sur ma parole.
LOUANGE
Parbleu, de tout mon cœur; de quoi s'agit-il?
MADAME DUBUISSON
Il s'agit de tromper un père et de berner \{i\ sot.
CLITAN DUE.
De me faire épouser une fille riche et jolie, et d'être payé de ce que je te dois.
LOUANGE
Il n'y a rien que je ne fasse, vous n'avez qu à dire.,
MADAME DUBUISSON
Voici votre rival, allez rejoindre Thibaut; vous avez tous trois de l'esprit, vous roncerterez en-
a8 LES VENDANGES DE SUKÊNE.
semble ce qu'il faudra faire; et pour moi, -je vous livre votre homme dans quelque panneau qua VOUS puissiez lui tendre. »