SCÈNE IX
MADAME DUBUISSON, VIVIEN
UÂDÀME nUBUISSOK.
VnÀiMEST, monsieur, vous avez là un petit domestique bien affectionné et <jui a bien soin cla v«s montures.
VÏVIEW.
Ah! bonjour, madame; cesrun petit gueux dupays que j'ai amené à Paris par charité, pour le déniaiser seulement.
MADAME DUBUISSON
Cela est bien louable d'avoir ainsi de la charki pour VOS parents.
VIVIEN
Ohl il n'est mon parent que de fort loin. C'est le petit-fils de la fille d'un bâtard, qui étoit le fils dune bâtarde de notre famille.
MADAME DUBUISSOSr.
Voila une belle génésîlogiel
3o LES VENDANGES DE SURÉ:NE.
VIVIEN
Vous voyez bien qu'il n'est mon cousin que du coté gauche. Nous peuplons beaucoup du côté g'auche, nous autres.
MADAME DUBUISSON
Je vous en félicite.
VIVIEN
C'est pour m'empécher de peupler comme ça que mon pèie m'envoie à Paris , et qu'il me marie de si bonne heure; car je n'ai encore que trentehuit ans , afin que vous le sachiez.
MADAME DUBUISSON
C'est le bel âge pour se mettre en ménage.
VIVIEN
Comme il n'v a plus que moi de mâle légitime dans la maison de la Chaponnardière, on veut se dépécher d'avoir de la race.
MADAME DUBUISSON
On a bien raison de ne pas laisser périr une si belle famille.
VIVIEN
C'est une des bonnes de la province, voyezvous; nous avons eu tout de suite quatre baillis de Gisors, et autant de médecins, tous de pères en fils : cela est beau, madame.
MADAME DUBUISSON
Comment, beau I je ne sache rien de plus noble. Monsieur Thomasscau sera bien heureux d avi ir pour gendre monsieur Viyien de la Chaponnîudicre.