‹ Œuvres choisies de DancourtChapitre 169 sur 172 · SCÈNE XXIIL · texte numérisé non relu

SCÈNE XXIIL

JULIEN, JULIENNE, MADAME AGATHE, CLITANDRE, COLETTE, LE BAILLI, LÈPÎiNL: , CHARLOT.

Tirez, tirez, monsieur le bailli , et rengaîiie? vos procédures. Le défunt n'est pas mort, le voilà que je vous amène.

JULIENNE, embrassant son mari.

Mon pauvre Juiian I mon clier mari I

JULIEN

Comment tatigué , queu cliangcment! Jnlianne est devenue bonne femme. En vous remerciant, monsieur le bailli, je n'avons plus que faire de vo» écritures.

LE BAILLI

Comment? eli! cjui étcs-vous donc, mon ami, "VOUS qui raisonnez ?

JULIEN

Qui je sis? Eîiî pargué, je sis moi : avez-vons '• barluc ?

LE n A I LT. I.

Eh! qui , vous? Je ne vous connois points

1 JULIEN

Mcrgué , tant pis pour vous ; vous cte5 plus TOûladc que vous ne crove/. , piscine vous ave« pardu connoissanoe.

gCÈNE XXI II. ».-î3

JULIENNE

Vous ne reconnoissez pas mon mari , monsieur le bailli ?

l,E BAILLI.

Ce ne lest point là , madame Julienne-

MADAME AGATHE

Ce n'est point là le compère Julien ?

LE BAILLI

Non : il j a plus de trois semaines qu'il est nojré,

JULIEN

Je suis noyé , moi ? Palsangué vous en Avem menti , monsieur le bailli.

LE BAILLI

Il y a un bon procès-verbal qui certifie le fait.

JULIEN

Oh, tatigué ! je çartilîe le contraire.

JULIENNE

Et je nous gaussons du procès-verbaL

LE BAILLI

C'est ce qu'il faudra voir.

CLITANDUE.

Ecoutez , monsieur le bailli , vous vous engagea là dans une affaire. . . .

LE B AlLLl.

Le meunier est noyé : cela aura des suites.

JULIEN

Oh bian morgue , si je sis nayé , c'est vous qu'il faut pendre ; car c'est de votre façon , pisqu'il hut tout dire.

î»44 LK MARI RETROUVE.

CL ITANDRE.

Comment de sa façon ?

JULIEN

Oui voirement; c'est lui qui m'a conseillé do laisser croire ça pour faire pendre Julianne. :

JUl,IEN^'^E.

Pour me faire pendre! Tu as eu ce cœur-là, cher petit mari?

JULIEN

Morgue, je ne l'ai pas eu long- temps, comiaa tu vois ; je sis sans rancune. Ne me fais plus enrager, je n'irai plus à Nemours : vivons bian en* semble , la justice en aura un pied de nez , et si alla ne le Loutra morgue pas dans nos affaires.

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