LOUAIS GE
Bon jour, madame Dubuisson.,
VIVIEN
Voilà une figure assez drôle.
MADAME DUBUISSON
C'est Lorange, je pense.
On m'a dit que mon petit mari de Gisors étoit chez VOUS, madame Dubuisson. Pourquoi ne me vient-il donc pas voir, cet animal-là? voilà ua plaisant sot! Oh! que je m'en vais lui apprendre à vivre.
MADAME DU BUIS SOS
Allons, monsieur, Yoilà votre maîtresse, saluezla donc.
VIVIEN
Comment , Madame !
MADAME DUBUISS0 5e
C'est mademoiselle Thomasseau que vous venez épouser.
VIVIEN
Quoi! ce l'est là?
MADAME DUBUISSOîI.'
Elle-même , abordez-la donc.
VIVIEN
•Vous vous moquez de moi."
Qui est cet original-là , madame Duliuissou ?
MADAME D C B U I s s O s.
C'est votre petit mari de Gisors , monsieur Vivien de la Chaponnardière, que je vous présente»
L ORANGE
Ah! le plaisant visage! il faut donc que j'épouse ce gobin-là? quel animal ! quel brutal ! a-t-il une langue ? sait-il parler , ce pauvre benêt ''
VIVIEN
Elle est folle, madame: comme elle me traite!
MADAME DUBUISSON
Les filles de Paris sont vives , comme vous voyez ; et c'est bien autre chose quand elles sont femmes.
SCÈINE X. 33
LORAXGE.
Eh Lien! me fera-t-il honnêteté? me fera-t-U compliment ? c est une Lâche , je pense : je ne veux point d'un mari comime celui-là, il ne vemue aou plus qu'une souche.
MADAME DUBUISS05.
Elle a raison , démenez-vous donc un peu , parlez-lui.
VI VlEîT.
Que voulez-vous que je lui dise ? à deux de jeu; si elle ne veut point de moi , je ne veux point d'elle. Adieu, mademoiselle Thomasseau. Holà, eh I Bastien , Lride nos Lêtes.
LOUANGE
Non , monsieur de Gisors , non , vous ne par^ tirez pas comme cela, il faut que vous voyiez mon papa Thomasseau auparavant : votre mine le réjouira , car elle est fort drôle.
VIVIEN
ParLleu , la vôtre est plus ridicule qa<; la mienne; je n'ai ni suros, ni malandi-e.
LOUANGE
Vous êtes un peu tortu Lossu : mais on vous redressera, ce n'est pas une affaire.
VIVIEN
Redressez- vous vous-même le corps et i esprit avant que de parler des autres.
LOUANGE
Que je me redresse , moi ? moi , que je me redresse ? que veut-il dire, cet impestinent-là, m^-
3 î LES yenda:nges de su rêne.
dame Dubuisson ? je lui pourrois Lien donner de mon bâton sur les oreilles.
MADAME DUBUISSOîy.
Ehl mademoiselle, ne vons emportez pas , c'est un provincial qui ne sait ce qu'il dit.
LOUANGE
Patience, patience, qu'il m'épouse, je le frottelai bien quand je serai sa femme.
VIVIEN
Oh ! par ma foi je lui peimets de m'assommer si cela arrive.