‹ Œuvres choisies de DancourtChapitre 27 sur 172 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

M. THOMASSEAU, MADAME DUBUISSON.

M. THOMASSEAU.

Oh ch. , ma chère voisine, tu connois les damef gui sont chez moi?

MADAME DUBUISSOîf.

Oui, monsieur : madame Desmartins, c est la plus vertueuse personne du monde, sage, honnête, donne, complaisante, l'esprit bien fait, l'humeur enjouée, les manières engageantes. Je ne sais pas où vous avez péché cette connoissance-lii ; mai» vous avez fait là une bonne trouvaille.

M. THOMASSEAU.

Je choisis bien mes gens, dis? n est-il pps viai? et sa petite nièce, qu'en dis-tu?

MADAME DUBUISSOS.

Je ne la connoissois pas; mais j'en ai oui parler iniiic fois à sa tante. C'est un petit modèle de pcrf(rolion, c'est la sagesse en miniature, une fille élevée comme une princesse, un cœur de reiae; elle possède elle seule asdez de talents pour rendre une douzaine de filles des plus accomplies.

Tu me ravis, madame Dubuisson, de m'cD parler de cette maniève.

MADAME DUBUISSON

Comment donc, monsieur? quel intérêt prenex* TOUS

M. THOM ASSE Ar.

Je te prie de la noce', madame Bubuis.9on.

MADAME DUBUISSON

Quoi! vous épousez la petite nièce?

M. tkomasseau.

Oui, mon enfant : ne suis-je pas bien heureux?

madame DtTBUISSO:^.

Ah! que ce parti-là vous convient bien , monsieur, et que vous allez passer agréablement le reste de vos jours I

M. T H OM ASSS Ad.

Je t'en réponds. Je me défais de ma fille, et j« leiîvoie dans le fond de la province.

MADAME DUBUISSOS;

Quelle conduite!

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