‹ Œuvres choisies de DancourtChapitre 46 sur 172 · M. GRI M AU DIN · texte numérisé non relu

M. GRI M AU DIN

Bon, le garçon s'est fait soldat, il n'o'îcroit rerenir, et Dieu merci, c'est un fripon que je suis en di'oit de déshériter, et de ne jamais voir.

LKPIKE.

Cela est bien heureuï.

M. GR I M A u D I s.

Et pour la fille, c'est une coquine qui ne va;idra pas mieux que son frère. Je veux la marier i un vieux greffier, dont je suis sûr qu'elle ne voudj-»

SCËÎ^^E III. ji

point; et je la {^trierai tant, je la générai tant, qu'elle fera C[uel<|ue sottise, qui m'autorisera à la ïnettre clans un couvent. Ohl j'ai des vues bieft judicieuses.

Oh! pour cela , vous ctes né coiffe , d'avoir dej enfants qui secondent si bien vos bonne» intentions.

M. GR I M Au Di s.

Tout conspire à mon bonheur, 'et je m'en vaif «voir le plaisir, de faire la fortune d'une pevsonn» que j'aime.

LÉriNE.

Vous êtes amoureux ?

M. GUI M Ai; DTK.

Oui , mon enfant. Est-ce que madame la Roclïe rc ta parlé de rien ?

LÉPIN E.

Vous voulez épouser madame la Roche ?

M. &ni M AU DIN.

Épouser madame la Roche I tu rêves, je pcns».

LLPIÎîE.

Pourquoi non ? pour l'acquit de votre consrience peut-être. Il y a long-teinps qu'elle est votre gouvernante; et depuis la mort de la défunte , il n'est pas que vous ne lui ayez promis quelquefois. . . .

M. cniMAuciîî.

Cela étoit bon quand ]r. nélois que simple procureur ; mais à présent

LÉ PI NE

Ah! le petit inconstant (jui change avec la foit>-

tUOR î

M. Gni M A UDIN,

Je yeux te la faire épouser, à toi, laisse -moi ménager cela. La voici , je vais sur-le-champ Un pioposer.

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