SCÈNE V
MARTINE, M. GRIMAUDIN, tEPINE.
MADAME LA' ROCHE
^ MARTINE
Eh vite! eh tôt! monsieur, depêchez-voujf.
M. GRIMAUDIN.
Qu'est-ce qu'il j'a?
.Théâtre, Comôdies. 3. •?
y4 LES VACANCEai'
M AUTINE.
Deux eanosses tout pleins de madame» ^ et une charretée de procureux qui venont d'arriver dan» la cour de la farme. Ils sont pêle-mêle avec de grr ds soudarts, qui caressont les femmes et qui battont les hommes. Ils disent tretous que vou* leur faites pièce.
M. GRIMÂVDIir.
Mon pauvre filleul!
LÉPINE
Vos petits Etats sont mal policés, mon pftrraia, il j faut mettre ordie.
MADAME LA nOCHE.
Il n'y a point de temps à perdre.
M. ORIMAUDIN.
Vît, . . . . - .
Tu as raison : je m'en vais leur faire donner assignation par mon sergent, à ce qu'ils aient à se retirer et à en venir par-devant le bailli dans la hui^ taine, avec protestation de les prendre à partie eu leur propre et privé nom, en cas de désordi-e.
LÉPINE
Leur signifiant que vous êtes procureur, n'eifr* t« pas ?
MADAME LA 1\0CHE
Eh! monsieur, vous n'y songez pas; ces gens-la jetteront votre sergent dans le puits , et ils mettront le feu à la maison; c'est moi qui vous le di*.
• CÊ!SE y. fS
Mais voîlk qui est extraordinaire, des caraliei** dans ce village-!-!; ce n'est point un passage de troupes.
lÉPXN E,
Il j a là-dcîsous quelque chose que je ne comprends pas bien : je m «n vais voir un t^ju ce q«« cela veut dire , et je viendrai vous en rendre compte, laisses-moi faiie.
M. GIllMAUDIN»
Oui, c'est Lien dit; parle aux genâ de guorc», «t j« m'en vais recevoir les gens de robe.