MADAME P E K RI N E L L E , G L I TA N D R E ,* LÉPINE
MADAME PERUTNELLE, parlant à elle-même.
Oh! pour cela non, je n'y demeurerai point,' voilà qui est résolu, je m'en retourne; oui, je m'en retourne.
CtlTANDRE.
Qu'est-ce que c'est que cette honnête bourgeoise-ci?
MADAME PEURINELtE.
C'est une trop mauvaise compagnie pour passer les vacances, que la compagnie d'une compaga^ie de cavalerie.
LÉPINE
Comment, diable, monsieur! c'est loriginal du portrait de vieille que je veux vous rendre ? clitan due.
Madame Perrinelle! quelle maudite rencontre!
madame peruinelle.
Clitandre en ce pajs-ci ! Eh! par quelle heureuse destinée l'amour prend-il ainsi le soin de nous rassembler à la campagne, mon cher enfant? clitandre.
Madame. . . .
madame perrinelle.
.Te ne vous attendois à Paris que dans quinze jours ; mais je vous y attendois avec toutes les grâces. ...
Théâtre. Comûtlies. 3, Q
t,« LES VACAIVCES.
LÉPINE
Elle les a laissées en ce pajs-là, sur ma parole.
MADAME PERHINELLE.
J'ai envoyé mon mari passer l'hiver à Bourges, il ne nous ennuiera pas tant cette année-ci (£uc l'autre.
CL ITA?î DUE.
Madame!
MADAME PERRINELLE.
A propos, ne seriez- vous point un des officiers de ces canailles qui sont ici, par parenthèse? clïta:jdiie.
Oui, madame, c'est ma compagnie.
MADAME PEUÎII NELLE.
Vous avez une compagnie -fort mal morigénée, fort mal instruite, fort mal élevée, je vous en avertis; mais, puisque vous la commandez, nous en aurons raison. .Te vais vous annoncer au château. Vous y viendrez, je pense? Au moins, qu'on s'aperçoive un peu, je vous prie, que c'est à moi qu'on devra votre visite.