OE UR I A L E
N va donc nous traîner ua .sanglant tribunal Qu'usurpe ce vil peu|)le à ses rois si fatal ! Que devient 1 espérance à nos maux réservée?
Cette unique espérance, bêlas! m'est enlevée. Polidore et Zeluiiie, au glaive "ibandunnés , Par leurs sujets séduits sont deja condamnés. Anténor a presse leur rage impétueuse : Telle est sa politique habile et .Monstrueuse, Qu'il sait , de la venu conseï vant tous les traits , ÎSous cbarger. nous punir de s;;s pro{)res forfaits. Les Thraces et llbamnes, comblant leurs periidies, Ont sur moi, dans leur camp, porté des mains hardies; Le lâche m'a ravi l'écrit victorieux Qui des peuples trompés eiit dessillé les yeux. Azor y démeatoit le projet sanguinaire Dont ses cris factieux avoient noirci son père : Au perfide Autenor re[)roch;mt son tré()as , Il n'accusoit que lui de tous ses atientats ; Et , montrant au grand jour cette horreur inconaae Il demandoit vengeance, et l'auroit obtenue.
i-2S Z EL MIRE.
Ah ! Zelraire, faul-il qu'aux portes de la mort Nos deux cœurs innocents soient en proie au remord? J'ai pu te soupçonner! est-il un plus grand crime? Et, pour mieux t'accabler, ton père est ta victime !