ACTE m, SCtlN E I
L'inutile verlu peut languir sans salaire, IMais un pareil service est le grand art de plaire. Ah î de nos fiers tyrans j'admire la fureur ; De leur chute à nos mains ils dérobent l'honneur; \ otre fille comme eux sert mes feux qu'elle ignore ; Elle conduit le fer dans le cœur qu'elle adore ; Expiant malgré soi ses indignes amours, C'est elle qui m'immole et Bayard et INemours. Vengez-nous de vous-même , ô conquérants avares Qui dépouillez nos champs pour vos climats har-
bares, Vous r|ui , de tous nos biens usurpateurs jaloux , Nous ravissez encor les cœurs qui sont à nous !
Calme-toi ; crains qu'un mot ne décelé ta flamme ; Il faut plus que jamais l'enfermer dans ton ame; Vois comme ma prudence enchaîne mon courroux : Cacher ses passions n'est pas un art pour nous : Songe sur-tout, ami, qu'au gré des conjonctures Il faut hâter , suspendre, ou changer nos mesures , Unir ou séparer nos différents projets ; Le temps , l'occasion les doit trouver tout prêts. Car j e doute toujours que ce combat s'achève ; Qu'entre les deux rivaux le carap ne se soulevé...
ALTÉaiORE, apercevant Bavard.
Non, seigneur , bannissez cet injuste soupçon : Bavard vient, et je vole en avertir Gaston,