ACTE III, SCENE IV
L'ennemi dans la plaine est contraint de sortir; A tenter la bataille il paroît s'enhardir. J'ai ■\Ti se déployer les drapeaux de Ko vexe , Et briller vers ce fort les lances de Pescaire.
GASTON, avec un éclat de joie.
Enfin donc une fois ils nous viennent chercher ] Yole ; et que tout mon camp se dispose à marche.
(d'Alegre sort.)
B A. Y A R D , très vivement.
ÎSous allons vaincre , amis , croyez-en ma promesse; J 'ai le plan du combat tracé par sa sagesse : Miracles du génie et chefs-d'œuvre de l'art , Les projets de Nemours gouvernent Je hasard.
GASTON, de même.
Ah ! ton cœur et ton bras promettent plus encore.
(à Euphémie.) Ose/- voir trioraph.er l'amant qui vous adore.
(à Avogare. ) Restez ici près d'elle , et montez sur la tour.
A VO G A R E
Moi , qu'en lâche ténioin j'admire ce grand jour ! Le neveu de Louis va me nommer son père , Et je veux mériter une gloire si chère.
GASTON, toujours avec clialeur.
Daignez donc la (conduire , et vous suivrez nos pas .
'prenant Ba\aril par la main. ) Viens : de notre querelle instruisons nos soldats ; Que , pleins de ta grande ame , ils marchent aux alarmes.
( aux Chevaliers. ) O François , soutenez la gloire de vos armes ! Qui pourroit aujourd'hui résister à vos coups ? Vos denx chefs ont l'honneur d'être dignes de vous, (ils sortent tous, à Texception d'Avognrc et d'Euphe'mie. )