SCENE IX
GASTON, AVOGARE, EUPHEMIE, suite de FRANÇA.IS , dout plusieurs portent des drapeaux.
GASTON, a EupLe'mie.
( Avogare se tient enti'e elle et Gaston. ) Rassurez-YOus , madame, et partagez ma joie.
Avogare.) Que le traître à présent doit être confondu J Du salut de Bayard on nous a répondu ; On a tiré le fer et calmé sa souffrance; Sa plaie aux yeux de l'art n'offre que respérance. Quel bonheur pour l'état , pour nous, jeunes guerriers !
Noire empire perdoit l'honneur des chevaliers, Ee cœur dont la vertu nous inspire et nous guide : Dans ton ame, à Bayard! la nation réside. Lautrec, allez au roi présenter ces drapeaux, Présages de la paix où tendent ses travaux:
( à Euplie'mie. ) Qu'au peuple de Paris mon triomphe va plaire î Yous verrez à quel point la gloire leur est chère, Quel prix leur tendre amour ajouté à nos lauriers: Les cœurs des citoyens sont bien dûs aux guerriers, ( Lautrec surt avec les drapeaux ; les autres François restent. ) "Et vous , sages héros , à qui je rends hommage , "Vainqueurs des ennemis et de votre courage , Commandez-vous toujours en sachant obéir. Grâce à ce feu prudent qui sait se contenir, Jamais si peu de sang n'a payé tant de gloire ; C'est par-là que Nemours estime sa victoire , One du cœur de Louis il accomplit les lois.