‹ Œuvres choisies de De BelloiChapitre 234 sur 361 · SCENE X · texte numérisé non relu

SCENE X

GASTON, EUPHEMIE, AVOGARE.

AV O G A R E , à part.

Il reste î

G A s T o Jî , appro chaut d'Avogare. La fortune est prompte en ses retours ; Quand on veut toujours vaincre, il faut veiller toujours.

Seigneur, votre palais , au milieu de la ^-ilJe, Pour l'œil d'un général devient un centre utile*, Excusez , conune un fils si j 'en ose ordonner.

AVOGARE , avec malignité'.

Ah ! mon cœur se plaisoit à vous le destiner. Mais partons.

GASTON, le retenant.

Profitez du moment qui me reste Pour m'insti'uire tous deux d'un complot trop funeste.

AVOGARE.

Nous!

GASTON

Au nom d'un vieillard dans Bres.se retenu ,

A l'instant un soldat à mes pieds est A^enu,

« L'assassin de Bayard menace votre vie ,

« M'a-t-il dit; ce secret est connu d'Euphémie ».

( à Eiiphemie. ) Vous allez m'éclairer sur ces làclies forfaits ; Quel bonheur que mes jours soient un de vos bienfaits !

( à Avogare, eu lui prenant la main qu'il portoit à son poignard. )

( àEupliemie. ) Elle ne répond point. Nommez donc le coupable. Peut-être de ma mort vous seriez responsable. EUPHEMiE , à part, eu regardant de coté son père et Gaston. Si je me place entre eux, je n'expose que moi.

(à Gaston, en voulant aller à lui. \ Seigneur...

( Avogare la retient par le bras. ) G A. S T O N.

Tous l'arrêtez ! ses yeux sont pleins d'effroi ! EUPHEMIE, à qui Gaston tend la main.

J'ose à vos pieds...

AVOGARE , levant le poignard sur Gaston.

Frappons.

EUPHÉmie , s'en apercevant.

Mon père l

( elle l'arrête en l'eniLrassant avec violence. )

GASTON , mettant la main sur son épée.

O perfidie.'

AVOGARE.

L'ingrate me retient ; elle en sei'a punie.

( il veut la tuer. J GASTO?î, lui arrachant le poignard.

Non , barbare ; et toi-même à l'instant...

( il veut aussi le frapper. ) EUPHEMIE , s' élançant et cou^ rant son père de son corps,

Ah! Nemours,

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