SCENE IV
DOM PEDRE.
El j'ai pu conceiitrer cette fureur horrible ! Qu'elle s'exhale enfin par un éclat terrible ; Qu'on m'amène Bourbon.
( un garde qui est en dehors arrive par la grande porte traverse le théâtre, et entre par la petite porte)
Ta vie est en mes mains.
Femme ingrate , c'est toi qui fis tous mes destins • Il est juste à mon tour que des tiens je dispose. Tu fus de mes revers le prétexte ou la cause : Ton hymen me perdit ; et tes seuls intérêts Ont armé contre moi la l^rance, mes sujets , Mes amis, mon tuteur, mes frères et ma mère : Et mon trône aujourd'hui deviendroit ton salaire .' Je t'y verrois monter avec mon destructeur ! Je verrois dans ses mains s'unir tout mon bonheur I Ce qui fut à moi seul seroit son seul partagje ! Moi vivant, tous mes biens seroient son héritage .' Elle vient. Je frémis en voyant sa beauté. Voilà le seul forfait qui m'ait encor coûté. Mes pleurs... des pleurs de sang... tu mourras ; je
t'abhorre.
Frappons. Ah I lâche cœur I je sens que je l'adore.