‹ Œuvres choisies de De BelloiChapitre 350 sur 361 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

OABRIELLE , assise près de la tahle , sur latjuclle il y a une lampe.

.H I que ma deruiere heure est douloureuse et lente ! Voici donc mon sépulcre ; on m'y plonge vivante! () suprême justice! après tant de rigueur, Daignez juger vous-même entre vous el mon cœur. Hélas! un cœur sensiule est un présent céleste- Pourquoi de tous vos dons est-il le plus funeste ? Tant de traits , dont le mien s'est senti déchirer Quel crime volontaire a pu les attirer ? Est-il dans l'univers une ame infortunée Qui , voyant mes malheurs, plaignît sa destinée ; Mais on ne m'ap])rend rien de ce combat cruel. Ou vainqueur, ou vaincu, je crains tout de l'avel : Sans doute il me réserve à quelque horreur secret te.

( avec vivacité. ) Raoul est en danger, et mon sort m'inquiette ! Raoul , les Sarrasins ont épuisé ton flanc ; Comment défendrois-tu les restes de ton .sang.** De tes bras affoiblis à peine as-tu l'usage ,

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