ACTE IV, SCE>^ E V
Il annoncoit , Tullie, à ma douleur jalouse Qu'il alloit dès demain se choisir une épouse.»' Lorsque sa Louche, hélas.' commeuca ce discours , J'attendois que mon nom en finiroit le cours. TVIais je suis la dernière où sa vue abaissée... Je suis devant ses yeux, et loin de sa pensée ; Et le perfide encor veut disposer de moi î A Lentulus , dit-il , j'ai promis votre foi... Ma rage étoit muette à cet excès d'offense : Il a pris pour aveu mon trouble et mon silence. Ta, ce vil Lentulus, cet infâme imposteur, Par ta main présenté m'inspiie plus d'horreur.
V0U.S accusez Titus , mais en l'aimant encore.
VITELLIE.
Je veux le détester.... je sens que je Tadore. N'ai-je pas, en l'aimant, l'univers pour rival.'' Oui, Titus , oui, ta main pour présent nuptial , Apporte avec ton cœur, dont 1 o/fre est si charmante, Tous les cœurs de la terre aux pieds de ton amante. Ah ! plus un tel bonheur me seroit précieux , Plus il m'est dur qu'une autre en jouisse à mes yeux. Que dis-je....'* En ce moment peut-être l'on déchire Ce cœur idolâtré de tout ce qui resj)ire ; Sous les glaives tranchants je le Aois palpiter. Et ses lambeaux épars viennent m'ensanglanter. J'entends autour de moi Kome, la terre entière, Demander en pleurant à ma main meurtrière Ce père des humains par ma rage opprimé , Qui les rendroit heureux , si je ne l'eusse aimé.. .