‹ Œuvres choisies de De BelloiChapitre 80 sur 361 · SCENE VIL ZELMIRE, ANTÉNOR, ÉMA · texte numérisé non relu

SCENE VIL ZELMIRE, ANTÉNOR, ÉMA

RHAMNES, GARDES.

ANTESrOR, à Rhamnès, qui sort sur-le-champ avec des gardes.

( à Zelmire. ) Vois quels sont ces vaisseaux. Vous, soyez informée Et des désirs du peuple et des vœux de l'armée , Madame ; vers ce temple il falloit vous chercher ; Un repentir trop lent vous y semble attacher : Vous y venez des dieux conjurer la vengeance ; Mais il est des forfaits qui passent leur clémence. Votre père par vous à ses bourreaux livré , Sous un temple brûlant dans la flamme expiré, Ne vous laisse à j)leurer qu'un crime irréparable, Qu'excuse vainement un peuple aussi coupable. Tant qu'Azor a régné j'ai dû , forçant mes vœux , Fermer sur sa conduite un œil respectueux;. Mais aujourd liui qu'enfin sa fureur est punie Je vengerai sa mort en condamnant sa vie. Quant au jeune monarque entre mes mains remis , Malheureux quelque jour de se voir votre fils. Je ne souffriiai pas qu'ici votre présence Offi'e un modèle indigne aux yeux de son enfance : Portez à votre époux votre barbare main ; Les vaisseaux sont tout prêts , vous partirez demain.

Z E li M I R E , acca])lee d'etounemeut. Vos reproches , seigneur, ont droit de me confondre. (reprenant sa fierté'. )

Mais devant un sujet je n'ai point à répondre. Je ne prends point pour j uge un vain peuple, ni vous.

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