‹ Œuvres choisies de De BelloiChapitre 82 sur 361 · ZE I, M IR E · texte numérisé non relu

ZE I, M IR E

Je frémis d'y penser ! peut-être qu'en ce jour

Un récit trop cruel me ravit sou amour.

INIais vous, à qui Lesbos vient d'offrir la couronne ,

Recueillez tous nos droits, votre sang vous les donne ;

Et souffrez que , d'Ilus appaisant les fureurs ,

Je porte à ses genoux et mon 111s et mes pleurs.

A N TÉ Jf o R.

Ce lils est notre maître , il n est plus à sa mère.

Lesbos, sans vos conseils, le rendoit à son père. Quel intérêt secret vous fait donc rejeter L n sceptre qu'eu vos mains nous venons tous porter.-' Mais au peuple , à mon tour, je veux me faire entendre ; Il est d'autres faveurs où j'ai droit Je prétendre : De fidèles amis qui veulent, sur mes pas , Cbercbant d'autres destins...

IN on, ne l'espérez pas.

Des meurtriers d'Azor la funeste prudence Saisiroit ce moment pour fuir notre vengeance. La suite, les vaisseaux qui vous sont destinés.

Par i»es sévères yeux seront examiuës,

z E L M I R E , à part.

O mon père!

A N TÉ N O R

Quelle est cette terreur subite?

Touliez-vous du coupable autoriser la fuite. ■•

Ab ! seigneur, qu'avec joie une si foible nwiu

Du meurtrier d'Azor décbireroit le sein !

Mais c'est moi gui g^émis, et lui seul est tranquille.

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