‹ Œuvres choisies de De BelloiChapitre 97 sur 361 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

POLIDORE, ILUS, EURIALE.

EURIALE.

Quoi! seigneur, Polidore...

ILUS, avec la plus grande vivacité.

Oui , mon père respire ; Et , si j'en crois mon cœur, par les soins de Zelmire : Mais le crime et la mort les assiègent tous deux ; Cher ami, sauvons-les , et mon fils avec eux.

EUR IJLL E.

On vient de me ravir cette tendre victime. DK BEI.LOI. I. 7

iio ZELMIRE.

Anténor...

IL u s.

Je frémis. Ce uoin m'annonce an crime.

E u R I AL £.

Lm-mème de mes mains l'a soudain retiré.

« Le départ des ïroyens , dit-il , est difléré :

« Ilos tomboit sans moi sous les couj)S de Zelmire ;

■ Je veux sur ce complot m'éclairer et l'instruire.

rOM DOR E.

Quel est donc ce discours? quel attentat nouveau...

1 1, D s , toujours vivement.

Le lAclie dans mon cœur eufoncoit le couteau : Désarmé par Zelmire , il l'accuse elle-même ; Je l'ai cru. Pardonnez. () courage suprême ! Se montrant criminelle à force de vertu , Elle osoit se vanter de vous avoir jie- du. L'opprnbi-e, les affronts , les tourments au'elle endure...

Ah .' j'osai la nommer l'effroi de la nature.

POLI DORE

Elle? elle en est, mon fils, le prodij^e et l'honneur. Si vous saviez... mais, non: délivrons-la , seigneur, (à Euriale, qui sort entre le

temple et le tondieau. ) (à Ilus. )

(,'onrs armer les Troyens. Nous, disposons ensemble Pour Tordre du combat...

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