‹ Œuvres choisies de De BelloiChapitre 99 sur 361 · ÉM A · texte numérisé non relu

ÉM A

Elle est, non loin du camp, dans la tour renfermer ; Anténor sous hi tente a fait i entrer l'armée; Lui-même à Milylene il va porter ses pas. Il feint de succomber sous de tels attentats : Et veut dans le palais , ou son irone s'af)ptêJe, Consulter tous les grands et le prince à leur tête.

11. c s. Bientôt avec ce fer ma main lui répondra : De la lettre d'Azor l'aspect le confondra. Ah I cheie é[»ouse, enfin je crains moins pour ta vi-,

(à Poliilore.) Sur l'art de ce tyran que notre arae se fie . Tandis que, pour me perdre, il cherche à m'arrête. .' Pensez-vous qu'à Zelmire il voulût attenter T Il vous faut le premier dérober à sa rage.

( à Enia qui ."-ort. ) Toi , cours vers ce soldat , qu'il se rende an rivage. Seigneur, sur mes vaisseaux je vais guider vos pas. Je revole à l'instant, suivi de mes soldats ; Je surprends, je ravis dans sa prison funeste. Cette épouse qu'on croit que ma fureur déteste ; Et, dans l'écrit vengeur que je viens déplover. Je montre au camp surpris Anténor tout entier.

lia ACTE III, SCENE X.

rotlDORE.

Et dans de tels moments vous voulez que je fuie?

Ma fille m'a contraint à supporter la vie ;

Et, lorsque son grand cœur veut s'immoler pour moi,

Je craindrois d'exposer des jours que je lui doi?

Non, non, seigneur. Je sens, sous les glaces de l'âge,

Le feu de mon amour rallumer mon courage :

Malgré mes sens flétris, je retrouve mon cœur,

Et mes bras énervés reprennent leur vigueur.

Hélas ! ce tendre soin de défendre sa race ,

A l'être le plus foible inspire quelque audace.

Nature , je l'appris de ma fille et de toi ,

ïu nous mets pour toi-même au-dessus de ta loi.

Amenez vos soldats ; je veux , guidant leur zèle,

"Vous rendre votre épouse , ou périr avec elle.

ILTJS.

"Vous me faites frémir. Ah ! vous allez sur vous

De sa garde barbare appeler tous les coups;

Dès qu'ils vous connoîtront, votre perte trop sûre...

POLIDORE

Couvrez-moi, s'il le faut, de la plus simple armure ; Au rang de vos Troyens je marcbe sans éclat ; Souverain détrôné, je ne suis qu'un soldat. () ma fille, à quel sort tous mes revers t'exposent ! Mes jours ne valent pas les tourments qu'ils te causent.

FIN DU TROISIEME- ACTE

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