‹ Œuvres choisies de DestouchesChapitre 1028 sur 1244 · CLÉON, LE MARQUIS, LE COMTE · texte numérisé non relu

CLÉON, LE MARQUIS, LE COMTE

CLÉON

Bonjour, mon cher Marquis.

Te voilà bien brillant.

LE MAIODI».

Tu vois, A tonavis, Penses-tu qu'à mot âge, avec cette figure. Cette tBtHe, osa traits, cet air, cette enoolure. On n'ait psi des secours toejoers prêts bu besoin? Me montrer, m'étater, est mon unique soin; L'Amour mit tout le reste; lime nourrit, m'habille, Me fournit de l'argent : c'est par lui que je brille A la cour, à la ville, aux spectacles, au Cours. Riche sans aucun fonds , je passe d'heureux jours. Va, mon cher, on a tout, quand on a du mérite.

CLÉON , en riaol-

Le tien rend à merveille , et je t'en félicite.

LE HABQUIS.

Je suis sec, abîmé, ruiné; mais, parbleu! J'ai deux bons appuis.

«bon.

Quels?

II JUEQCIS.

Les femmes et le jeu.

DefEtstajMijc suis gneva, je tes dans -l'abondance. Si , casasse toi , j'étais en sein de répétante ,

Je hk délivreras d'un si sot embarras. . • i Roine-tai donc vke, et tu m'imiterts.

Que me dormeras-te pour la bonne nouvelle Que je t'apporte ici? • . . .

ciiorj.

FTéos verrons. Qaelle est-elle?

lk .suBQtns.

Tu vas être charmé.

CMO».

Se quoi donc? dis-le-moi.

LR HAB.QDIS.

Premièrement.... je viens m'enivrer avec toi ; De plDs, j'amène ici nombreuse compagnie, Mais moins nombreuse encor que finement choisie :

( an Comte. ) Votre cousine en est.

Lï COMTE.

Cidalise ?

LE HASQUIS. . >

Oui , parbleu !

C'est un friand morceau. Quel enjoument 1 quel feu ! J'en suis fou.

LE COHTE.

' (»CMon.)

Je le croîs. Je vous réponds d'avance , Que voue serez ravi de cette conuoissance.

oleoh.

Je la connois. Ce sont les plus piquants attraits.

LE KABQDIS.

Sou esprit est encor plus brillant que ses traits. Du reste, cher ami, chacun de nous se flatte De faire ici grand' obère , et chère délicate. Prends donc soin d'ordonner un somptueux repas : Que le Tin de Champagne, au moine, n'y manque pax; Du mousseux. J'aime a Toir, dans un verre quibrille, Un vin qui porte an nez un bouquet qui pétille. Mais qu'as- tu , mon enfant ? Tu parois inquiet.

CLÉOH.

Oui, je le suis ; ton père eh est le seul sujet.

LE XÂRQUIS.

Bon! «'est un vieux rêveur. Est-ce que tu l'écoutés?

CLÉOH.

Il me fait des sermons....

LE MAHQUIS.

- Fadaises. Tu redoutes Un censeur envieux des plaisirs que tu prends?

CLBON.

Hais il m'ôte ta sœur.

LE XABQUI1.

Et moi , je te la rends.

J'ai du crédit sur elle, et, malgré le 1 Elle m'aime toujours. Je veux que l'on m'i Si tu n'es son époux dans huit jours au plus tard. Tiens-toi gai , buvons frais , et nargue du vieillard. Compte sur ma parole , elle est très- positive. Hais , a propos, avant que notre monde arrive, Écoute un mot.

[Hlellreti'tart.) CLEO».

Eh bien?

LE VABQUIS.

Préte-moi cent louis.

C0.ÉON, [ui donnint u tmtne.

J'ai mille écus sur moi.

LE MAEQUiS, la UUtolDt.

Bon; je m'en réjouis; C'est autant d'avancé sur le présent de noce.

CLEOH.

Quelqu'un entre céans.

LE COMTE

Oui , j'entends on carrosse.

ht MAHQUIS.

Que je vais m'en donner ! '

CLEOM, cd Hurlant.

Oh 1 je n'en doute pas.

LE luagcis, promu OéoD-NoilthM.

Allons , vive la joie ! et faisons grand fracas.

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