LE DISSIPATEUR, ACTE M, SCENE IV
CLÉON
Je reviens à l'instant.
Sur non honneur, la terre a fait le saut; Et cette maison-ci sera bientôt Tendue; Ainsi mariez-vous pour coucher dans la rue.
JULIE , ■ (Mon.
Insensé 1
CLKOî*.
Je sois bien que Dorante me perd, Et le traître qu'il est vous a tout découvert.
JULIE
Oui, cruel, je sais tout, et je vais à mon père Découvrir au plus tôt cet odieux mystère.
. CLÉON. larrélanl.
Ah ! s'il en est instruit, il vous emmènera , Et mon oncle a coup sûr me deshéritera.
FINETTE, à. Cléon.
Mais comment voulez-vous qu'une femme se taise ? Quand je garde un secret, j'ai les pieds sur la braise.
JULIE, à CléOO.
Puis-je me dispenser de lui faire savoir?....
CLEO H.
Si vous me décelez, craignez mon désespoir.
FINETTE, à Cléon.
Que ferez-vous?
CLEO» . mettaal h nuls nr II garda àe m état. Je veux me percera sa vue.
nmii.
Vous? tous n'en ferez rien.
CLEO».
Que la fondre me tue, Si mon bras à l'instant ne termine mon sort ! Je remplirai vos vœux, si vous voulez ma mort.
FINETTE, se niBlIîMcnlredeiix,
Doucement. Nous pouvons ajuster cette affaire. Je ne vois qu'un moyen qui nous force à nous taire. Combien pour cette terre avex-vous eu d'argent?
cuiov.
Deux cent mille éctUL
FINETTE , i Cléoo.
Bon. Est-ce en argent comptant ?
JULIE. [rire.
Au moins pour les trois quarts; Finette, j'en suis
FIKETTE | S Oéaa.
Elle est instruite ; oh ç à , dans cette conjoncture , Transigeons, il le faut : combien lui donner, vous , Pour enchaîner sa langue et calmer son courroux?
CLÉOH.
Tout ce qu'elle voudra.
FINETTE
Cent mille francs. La faute Mériterait sans doute une amende plus haute : C'est marché donné ; mais-not» avons le cœur bon.
Une nlle, dit-on.
Se tajt mal aisément. J'ai le malheur de l'être, Et je crains
. CLEON , M riant.
Je t'entends.