‹ Œuvres choisies de DestouchesChapitre 1047 sur 1244 · GÉRONTE, FINETTE, PASQUIN · texte numérisé non relu

GÉRONTE, FINETTE, PASQUIN

GKBONTE , uni Ici vdr-

Oui , je" suis curieux De voir si mon neveu , comme le dit sa lettre , S'est si bien réformé ; car tenir et promettre Ce sont deux.

PASQUIN, àpnl Vraiment oui.

G B BONTE

Si je l'en crois , pourtant , Il vit comme un, Caton. Que je serois content, S'il m'a voit mandé vrai 1

PASQUIN, 4 Finette.

Bon ! voilà notre texte.

Il faut broder dessus , et , sous quelque prétexte , Éloigner ce fâcheux.

FINETTB.

Commence, j'apputrai.

GERONTB.

S'il me trompe, jamais je ne le reverrai ,

Et de tous mes grands biens je ferai le partage

Entre gens qui sauront en faire un bon usage.

m PASQL'I», S FlneUe.

Ne te l'a)-je pas dit ?

FINETTB.

Le péril est pressant.

Abordons-le, et prenons l'air tendre et caressant.

( lui cmbraM>ql 1m genoni. ) Ah! monsieur, est-ce vous?

FINETTE, lui jireniDt la mâim.

Quel bonheur, quelle joie De vous revoir !

FASQunr.

Monsieur, il suffit qu'on vous voie Pour sentir de* transports...

OEBOItTE.

Bonjour. Et mon neveu , Comment se porte-t-il?

. PABQtJtH.'

Assez bien depuis peu.

(iÉHOWTK.

Depuis peu ! comment donc , a-t-il été malade?

PABQDIE*.

Oui. L'étude, à mon sens., est utiptaisir bien fade; Cependant c'est le seul auquel il s'est réduit : La lecture a présent l'occupe jour et nuit.

gÉbOktb. [mante;

Tout de bon ? là nouvelle est pour moi bien char- Mais, a dire le vrai, je la trouve étonnante.

FASQUIBf.

Trop d'application l'a fort incommodé ; Mais sa santé revient.

6BBONTE.

H ne m'a point mandé Qu'il eut été malade.

PASQUIH.

Hélai I il ii'avoit garde.

GÉHOltTE. '

Pourquoi?

PASQDIH.

Vous affliger! vouiez -vous qu'il hasarde Une tante, l'objet de son attention ?

Car il se sent pour voua une intimation , Un amour, un respect!... Demandez à Finette.

Tenez , monsieur, depuis qu'il vit dans la retraite , Son amitié pour tous s'est augmentée encor. Ma foi, c'est un neveu qui vaut son pesant d'or-. Demandez a Pasquin.

.' GÉHONTE.

Vous me comblez de joie !

Enfin le voilà sage , et dans, la bonne voie.

FINETTE

On n'y peut être mieux. C'est une gravité. C'est une modestie, une docilité,

Une discrétion I...

QBIONTB.

Fort bien , ma douce amie :

Mais voua ne parlez point de son économie; C'est le poiBt capital.

Bon 1 il est trop n Trop dur.

GBBOHTK.

MediMu vrai?

PIKBTIB.

Demandez â Pasquir

PASQCIW.

Son ménage à présent va jusqu'à l'avarice.

GHBONTR.

9 le brave garçon I On dit que t'est un vice.

Fi donc I

GBBOHTE.

Mais, à mon sens, le plaisir d'amasser Surpasse infiniment celui de dépenser.

Voilà ce qu'il nous dit.

GBfiONTE.

Mais c'est donc nn autre bomme ?

PASQDIIt.

Oui , monsieur. Sa veo vousqu'à présent on le ncwnr* Le petit Harpagon ?

GEIOKTK.

Vous me flattez.

PIHETTl.

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