GÉRONTE, FINETTE, PASQUIN
GKBONTE , uni Ici vdr-
Oui , je" suis curieux De voir si mon neveu , comme le dit sa lettre , S'est si bien réformé ; car tenir et promettre Ce sont deux.
PASQUIN, àpnl Vraiment oui.
G B BONTE
Si je l'en crois , pourtant , Il vit comme un, Caton. Que je serois content, S'il m'a voit mandé vrai 1
PASQUIN, 4 Finette.
Bon ! voilà notre texte.
Il faut broder dessus , et , sous quelque prétexte , Éloigner ce fâcheux.
FINETTB.
Commence, j'apputrai.
GERONTB.
S'il me trompe, jamais je ne le reverrai ,
Et de tous mes grands biens je ferai le partage
Entre gens qui sauront en faire un bon usage.
m PASQL'I», S FlneUe.
Ne te l'a)-je pas dit ?
FINETTB.
Le péril est pressant.
Abordons-le, et prenons l'air tendre et caressant.
( lui cmbraM>ql 1m genoni. ) Ah! monsieur, est-ce vous?
FINETTE, lui jireniDt la mâim.
Quel bonheur, quelle joie De vous revoir !
FASQunr.
Monsieur, il suffit qu'on vous voie Pour sentir de* transports...
OEBOItTE.
Bonjour. Et mon neveu , Comment se porte-t-il?
. PABQtJtH.'
Assez bien depuis peu.
(iÉHOWTK.
Depuis peu ! comment donc , a-t-il été malade?
PABQDIE*.
Oui. L'étude, à mon sens., est utiptaisir bien fade; Cependant c'est le seul auquel il s'est réduit : La lecture a présent l'occupe jour et nuit.
gÉbOktb. [mante;
Tout de bon ? là nouvelle est pour moi bien char- Mais, a dire le vrai, je la trouve étonnante.
FASQUIBf.
Trop d'application l'a fort incommodé ; Mais sa santé revient.
6BBONTE.
H ne m'a point mandé Qu'il eut été malade.
PASQUIH.
Hélai I il ii'avoit garde.
GÉHOltTE. '
Pourquoi?
PASQDIH.
Vous affliger! vouiez -vous qu'il hasarde Une tante, l'objet de son attention ?
Car il se sent pour voua une intimation , Un amour, un respect!... Demandez à Finette.
Tenez , monsieur, depuis qu'il vit dans la retraite , Son amitié pour tous s'est augmentée encor. Ma foi, c'est un neveu qui vaut son pesant d'or-. Demandez a Pasquin.
.' GÉHONTE.
Vous me comblez de joie !
Enfin le voilà sage , et dans, la bonne voie.
FINETTE
On n'y peut être mieux. C'est une gravité. C'est une modestie, une docilité,
Une discrétion I...
QBIONTB.
Fort bien , ma douce amie :
Mais voua ne parlez point de son économie; C'est le poiBt capital.
Bon 1 il est trop n Trop dur.
GBBOHTK.
MediMu vrai?
PIKBTIB.
Demandez â Pasquir
PASQCIW.
Son ménage à présent va jusqu'à l'avarice.
GHBONTR.
9 le brave garçon I On dit que t'est un vice.
Fi donc I
GBBOHTE.
Mais, à mon sens, le plaisir d'amasser Surpasse infiniment celui de dépenser.
Voilà ce qu'il nous dit.
GBfiONTE.
Mais c'est donc nn autre bomme ?
PASQDIIt.
Oui , monsieur. Sa veo vousqu'à présent on le ncwnr* Le petit Harpagon ?
GEIOKTK.
Vous me flattez.
PIHETTl.