ACTE II, SCENE II
Vais en vérité, mon coeur, vous abusez du foiHe que j'ai pour vous.
LB BARON, l'tmbruunt
Ha chère Baronne!
. . iolitb.
"Morgue 1 c'est un trésor qu'une femme complaisante.
LB BABOH.
Oh I pour cela *. je puis me vanter .que le Ciel m'en a donné une qui n'a de volontés que les
LOLIVB.
Ça est bian rare; mais ça est bian admirable,
LB BABOH.
Dites-nwi un peu, ma chère Baronne, pourquoi donniez-vous congé à ce pauvre Nicolas ?
LA BABOHHB.
Comment! ne vous étes-vous pu aperçu qu'il s'est moqué de monsieur des Masures, en faisant semblant de le complimenter?
LB BABOH.
Moi? non, je n'ai point senti cala. Hais je crois
que vous avez raison.
LA BABOHHE.
Mon cousin l'a bien «enti , lui.
LB BABOH.
Tout de bon?
la babohhb.
Il en es» très-piqii.
LB BABOK.
Comment! diantre!
LA BABOHHB.
J'en faisais des reproches à maître Pierre et à Nicolas.
LB BAKOH.
Ehnien?
LA BABOinrB.
Maître Pierre m'a assuré qu'il n'y «voit point entendu demai, et sur-le-champ je-lui ai pardonné.
LB BABOH.
Tous avez tien fait.
LA BABOHHE. ,
Hais il a plu s ce drô)e-ci de faire le mutin , de me dire qu'il se moquoit de la colère de mon gendre...
LB BABOH , lé regudnt d'un «0 'CMrraqcé.
Cela est bien effronté!
Et d'ajouter cent sottises sur ce sujet. -
LHBARÔHi
Otri-dalOh! vous aviez raison de le chasser; et je veux qu'il sorte.
la babohhb.
Je ne vous fais ce récit , mon cœur, que pour
vous prouver que c'étoit par bonnes Faisons que je lui donnois son congé.
LE BARON
Très-bonnes. Je veux qu'il sorte.
Et qu'il n'y avoit qu'un excès 4e complaisance, pour vous qui pût me forcer a lui pardonner. LE BARON.
Très-obligé, le veux qu'il sorte.
Haïs, mon cœur, puisque tous m avez à oublier cette offense, voilà qui est fait, je n'y pense plus.
LE BARON
N'importe. Il ne faut point ganter un impertinent'comme celui-là.
LA BARONNE
Pardonnez-moi, mon cœur; c'est un joli garçon, comme vous le disiez tout à l'heure. II nous sera fort utile ; et je tâcherai de m'en accommoder.
LE BARON
Non pas, s'i! voua plaît; je ne puis souffrir d'insolent chez moi. Je veux qu'il sorte.
LA BARONNE . d'an rii fore*.
Oh ! il ne sortira pas.
LE BAHON.
Non?
Non, vous dis-je.
LE BARON
Corbleu! cela sera, si je l'ai résolu.
Je le sais bien) mon cher Baron. Hais je vous prierai tant, jevoue prierai tant de pardonner à ce pauvre garçon , que vous aurez cette bonté-A pour mol.
LE BARON
Ah! si voua m'en priez, c'eut une autre affaire. Hais vous' êtes trop bonne.
Cela est vrai.
LB BAROK.
Treawululgtute, tropfacîle. «
LA BARONNE
J'en demeure d'accord.
LE BARON. -
- Voua n'avez non plus do fiel qu'un pigeon.
Que voulez-vous? il vaut mieux pécher par trop de bouté que par trop de rigueur.
LE BARON
Que cela est bien dit 1 Sans adieu, m'amour; je m'en vais rejoindre la ;
LA BARONNE, le baiont.
Jusqu'au revoir, mon coeur.
LE BARON
Vous êtes une femme impayable.
LOL1VE.
Oh, morgue! elle vaut tontairTOoins soupesant d'or.