‹ Œuvres choisies de DestouchesChapitre 1132 sur 1244 · LE PRÉSIDENT · texte numérisé non relu

LE PRÉSIDENT

Vous avancez un grand paradoxe : si le vin fait perdre la raison, comment voulez-vous qu'il la rende? ■ .

LE COMTE

Vous parlez comme un buveur d'eau que vous êtes, monsieur le Président. Pour moi, je n'ai jamais la tête si forte qu'à table; et quand j'ai vidé mes trois bouteilles, je gouvernerais tonte l'Europe. •

m. ma MSUJIBS . dtoa m tfaEsjssss.

■ Plût au destin que je pusse assez boire

■ Peur oublier ma déstafable histoire!

• Mais, grâce à mon malheur., mon sort est si fatal, i Queledivinjusdola treille,- ■ Soit qu'il m'endorme ou qu'il m'éveille, « Ne Saurait soulager mou mal. >

LA COMTES SE-

Mais que lui est-il donc arrivé ?

M. DES MAZCB.ES.

Le cas du monde le plus singulier. On me nie ce que j'ai vu, ce que j'ai senti.

LE -fiAJHOS.

Et qu'avez-vous vu? qu'avezrvous senti ?

M. DES MAZUBES.

Ce que vous vouliez me cacher.

Expliquez-moi l'affaire , et je vais vous juger.

M. DBS K1ZTJBJU.

Voici la question. Monsieur le Baron et madame ma cousine me soutiennent que leur fille est un prodige de science et d'esprit; et moi je leur soutiens que c'est ud prodige d'ignorance et de bêtise. Prononcez.

LE PBESIDEKT.

Comment prononcer sans examen sur deux instances contradictoires? Il nous faudrait des avocats pour édaircir la question.

On plutôt pour l'embrouiller. Ces messieurs les avocats ont beau faire les importants , ce ne sont que des marchands de crème fouettée. Les sots les paient pour les faire parler, et moi je les paierais pour Jes faire taire* ces glorieux bavards.

LA B* BON NE

En vérité, j'ai honte que mon cousin , que j'avoù vanté pour un homme d'esprit , en témoigne si pen dans cette occasion. .

M. DES MAZUBBS.

Et moi je suis honteux que ma cousine , que je croyois judicieuse et sensée, veuille s'aveugler jusqu'au point de ne pas voir que sa fille n'a aucune des belles qualités qu'elle lui attribue. Je me donne au diable si j'ai jamais rien vu de ai stupîde que et prétendu miracle de perfection.

LE BAKOU

Par la ventrebleu !....

LA BARONNE, an Btran.

Point d'emportement , mon «œur. U nous est facile de nous justifier. Ces messieurs et ces dames ont du monde et de l'esprit; je les prends nomjuges de notre différend.

* le pmÉaiDEirr.

Volontiers ; j'appointe la cause. Coq damnons la demoiselle Angélique à comparaître devant In cour, pour exposer se* qualités et talents, perfection* et imperfections, et se voir jugée définitivement. Dé-

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