LA FAUSSE AGNÈS, ACTE III, SCÈNE IV
par provision ; qu'on vous jugera tantôt , après 11 mûr examen; et qu'il y a des eommÙMire* non mes pour cela.
LOUVE
Parbleu] cela est bouffon. Et qui sont-ils , a
Dame 1 c'est monsieur le Comte, madame la Comtesse, monsieur le Président et sa chère épouse.
ANGÉLIQUB.
Tant mieux. Ceci me fait naître une idée. Pour, mieux brouiller monsieur dea Masures avec mon père et ma mère, bien loin de faire l'imbécille en présence de mes juges, je Tais prendre devant eux un ton si sublime , que mon pbcebusieur fera croire que je suis le plus bel esprit du monde. Tous savez que les galimatias pédantesques imposent infiniment aux proviociau». Ils sou tiendront à monsieur des HKzures qu'il s'est trompé sur mon sujet, tandis que Babet, que je viens d'instruire, le confirmera dans l'opinion que je suis une idiote ; ce qui va former un embrouillement, dont s'ensuivra la rupture que nous désirons.
Nos affaires prennent nn bon tour.
BABET
Je vous en réponds. A chaque mot que dit monsieur des Masures, maman jette sur lui des regards terribles : et mon papa , qui est déjà entre deux vins, et qui n'est pas bon quand il a bu, loi a dit tantôt.... Mais j'entends un grand bruit. On se lève de table. Voici notre homme. Retirez-vous, et laissez-moi foire.
ANGÉLIQUE
Souvenez-vous bien de mes instructions.
BABBT.
Fiez- vous à.moi; je jouerai monrôle aussi bien que vont.