X. SES MAZUKKS
Je vous la donnerai. Deux ou trois leçons vous rendront plus habile que moi. .
LA COMTKSSE.
Voua aurez du moins une écolière bien docile. Essayons un peu si j'ai quelque disposition- One' sujet prendrons-nous? ■ .- . ■,
M, DES MAZUHflS.
Faisons une petite églogue amoureuse, entre on berger et une bergère ; vous serez la bergère Clorii, et je serai le berger Tircis.
, ./.a connais.
Rien n'est mieux pensé. U faut prendre apparemment un ton bien tendre.
M. DBS MAZUBES.
A fendre les pierres. Mais, malgré la tendresse, il faut que l'esprit domine; de l'esprit à chaque hémistiche.
% LA. COMTESSE
Vous avez raison ; c'est le goût des auteurs à la mode. Supposons donc, par exemple, que nous
M. DES MAZUBXS,
Oui , supposons fêta , ma belle Comtesse. la comtesse.
Et que nous nous exprimons notre amour en gardant «os moutons. Nous sommes couchés nonchalamment sus un vert gazon, à l'ombre, d'.uh ormeau, 1* long d'un clair ruisseau. Notre passion est si violente, qu'elle nous ôte la parole; mais nos tendres regards expriment nos désirs. Enfin, cédant aux transports les plus doux... vous rompez le silence , pour me faire mieux comprendre l'excès de votre amour.
H. DES MAZUBE8.
Vousy voilà. Parbleu 1 quand je.vous auroisdonné le sujet, il ne seroit pas mieux imaginé.
LA COMTESSE
Allons , commencez , qjtm berger.
m. %ss MAXTJBBS.
M'y voici.
■ Al»! plaignes mon malheur, trop aimable bergère,
■ Le loup m'a dérobé ma brebis la plus cher» ■
LA COMTESSE
Ah I berger.... voila mon mari!
H. DES MAZtlR KB.
Le vilain berger 1
. LA OOMTHBRE.
II vient bien mal à propos. Que ne sous laissoitîl le tempt de finir!