‹ Œuvres choisies de DestouchesChapitre 1150 sur 1244 · I.K PUS1DBNT · texte numérisé non relu

I.K PUS1DBNT

Oh , oh I ce n'est point là l'abord d'une imbécile.

' LA COMTESSE . tu FrMdeoL

"Ni d'une personne aussi maussade qu'on nous l'a dépeinte.

LA PBESrnBKTB.

Au contraire , elle a tout-a-fait bon air ; écoutons ce qu'elle va. aire.

ANGÉLIQUE

On m'ordonne de comparaître devant mes juges , et j'obéis avec soumission.

le raiUDiirr.

Comment donc l Mais voilà un début dont je suis très-content.

Là FEBSWENTE.

Et moi aussi , je vous assure.

LA COMTESSE

J'en augure très-bien.

' ANGÉLIQUE

Vous êtes ici , monsieur et mesdames , pour porter nn jugement sur mon esprit?

LE PBÉSIDBftT.

Oui , nous no» y sommes engagés.

ArlfiELIQUE.

L'entreprise est un peu hardie , monsieur le Président; vous dont la profession est déjuger, ne ■entez-vous pas qu'elle est bien scabreuse, «qu'elle expose à d'étranges bévues ?

LE PRESIDENT, k la Comtewe.

Voilà une question qui m'embarrasse et me surprend.

ANGÉLIQUE

Et vous, mesdames, qui vodlez aussi juger les autres , parlez en conscience, pour riez- voua bien juger de vous-mêmes t

' LA PHBS1DESTE. S la Comlnur.

Quelle innocente I Qu'en dites-vous , madame?

Que jamais idiote ne fit une pareille apostrophe- ■

ANGELIQUE

VosB voulez juger de moi ï Hais pour juger sainement , il faut une grande étendue de oohnoissan «es-; eneore est-il bien dontens qu'il y en ait de certaines.

Je tombe de mon haut.

Et moi des nues. . ■ ï .

AHeÉi.io.nB.

Avant done que vous entrepreniez de prononcer sur mon sujet, je demande préalablement que voua examiniez avec moi nos connoisssnces en général , les degrés de ces connoissaneee , leur étendue , leur réalité ; que nous convenions de ce que c'est que la vérité, et si la vérité se trouve effectivement. Après quoi nous traiterons des propositions universelles, des maximes, des propositions frivoles, et de la fbiblesse ou de la solidité de nos lumières.

LE PHÉSIDBKT.

Je ne sais plus où j'en suis. Est-ce que je rêve?

Page 1