I.1ÎANDBB
Si je n'étnis pas son frère , au moins étois-jc son cousin. On se ressemble de plus loin, comme tu sais. D'ailleurs , la précaution que j'ai ene.de concert avec toi, de prendre un de ses habits, doit augmenter merveilleusement sa ressemblance. Hais n'admires* tu pas que le hasard veuille aussi que j'aie une cicatrice au front , comme mon cousin en a voit une?
M™ CATAU
Quand elle serait peinte d'après la sienne, elle ne serait pas mieux imitée.
LKAiroai.
Oh ça ! raisonnons un peu. Tout ceci va le mien* do monde ; mais que produira notre Comment pourrai -je faire des progrès sur le
| de ta maîtresse, s'il finit que je ta ; invisible?
M"*CATAO.
! ' EtcUtf*s-nK)i,jevousprie,quellenierveilIeavez- ' vous faite, lorsque vous lui avez rendu von bomi mages f Madame vous a écouté pendant quelques jours, parce qu'elle ne s'apercevait pas du dessein |- que vous aviez de vous faire aimer d'elle ; mais dès I que vous lui avez mit votre déclaration en forme , elle vous a donné votre congé. Elle croit que tous [ l'avez pris pour toujours, et que vous êtes de retour à Paris.
LÉi-roi*.
Je l'aime passionnément , je l'avoue. Mais le dépit m'auroit fait partir en effet , si ce petit fat de Marquis, dont elle est obsédée, ne fût arrivé jus tement dans le temps qu'elle recevoit mes adieux. La jalousie s'empara démon cœur, et je résolus sur-le-champ de mettre tout en usage pour le bannir d'auprès d'elle. C'est pour réussir dans ce dessein que j'ai pris le parti de faire l'Esprit.
M"" CATAU
Vous savez que , dès que vous m'eûtes communiqué votre idée, non- seulement je l'approuvai, mais même que je m'offris de la faire réussir. Cependant n'étes-vous pas surpris, dites-moi, que je puisse me résoudre à tromper ma maltresse , pour trois cents pistoles que vous m'avez promises?