H. PINCÉ, LA RAMÉE
LA BAHBB.
Monsieur Pincé , il y a ici un vieux homme qui demande à vous parler. I! dit qu'il est un grand devin ; je n'ai pas de peine à le croire, car il a l'air d'un sorcier : c'est bien la plus vilaine et la plus horrible figure que j'aie jamais vue.
m. pincé.
Fais-le entrer.
LA HAHKE.
Vons voulez le recevoir?
M. PIttCB.
cnhi
ntob ta lettre, lie*
s jtxa , remet «a
■ Mon cher m
ir Pincé,
■ Comme vous m'avez élevé dès ma plus tendre
■ enfance, vous êtes celui de mes domestiques eh
• qui j'ai le plus de confiance, et je vais vous en
• donner une preuve bien évidente. Je me flatte
■ que vous serez charmé d'apprendre que je suis
■ en vie , et que j'irai vous trouver dans une demi-
■ heure. Le bruit qui a couru que j'avois été tué en
• Flandre l'année passée, a produit, ce me semble,
■ quelque désordre dans ma famille. Je sois eu-
■ rieux de m'en éclaircir par moi-même, et c'est à " quoi je veux travailler, de concert avec vous. Si
■ un vieux homme, portant une longue barbe blan-
■ che et un manteau noir, demande à vous parler,
■ ne manquez pas de le faire entrer sur-le-champ.
■ Il passe pour devin , et même pour sorcier, de - > puis quelques jours dans ce voisinage; mais c'est
• votre maître et Votre bou ami ,
«Le Baron di l'Abc *
Je suis dans le dernier étonuement. Mais je puis croire, par plusieurs raisons , qu'en effet mon cher maître n'est point mort : premièrement , parce que de semblables aventures arrivent souvent à des gens de guerre; secondement, parce que la nouvelle de sa mort n'a jamais été bien avérée; troisièmement, parce que cette lettre est écrite de sa main, et qu'il ne l'auroit pas écrite, s'il étoit mort ; quatrièmement...
, LA HAMSE.
Ma foi, monsieur, j'ai peur que vous ne vousen repentiez. Que sait-on? S'il alloit jeter quelque sort sur vous.
H. PIKCB.
Ta, va, je le connois; c'est un savant qui devine le passé , le présent et le futur : il a du crédit en enfer, mais il est hpn homme. Va-t'en le chercher. (Aprta que îi Ramée ai «oiti. } Quatrièmement donc, je crois qu'il est encore vivant, parce que...