LE B ABO N
Oui , par cérémonie : mais , a la seconde sommation , vous les mites dans votre bourse.
M«a« CATAU. Spart.
Ce diable-là va parler des mille écus que Léandre m'a promis, si je n'y prends garde, (moi.) Permettez-moi de vous dire qu'un homme qui devine tout ne doit pas être indiscret.
LA BA BONNE
Plus je vous écoute, monsieur, plus j'admire l'étendue de votre art; c'est pourquoi je vous prie de faire en sorte que la seconde apparition de mon mari soit moins terrible que la première : car l'Esprit qui revient céans ressemble si fort à monsieur le Baron, que je ne doute plus que ce ne soit lai qui revient. De grâce , si quelque chose trouble son repos , tâchez de le savoir de lui , et ne manqua pas de me le redire, afin que j'y mette ordre.
LE BABON.
Je ne puis y réussir , à moins qne vous ne me déclariez bien sincèrement si, depuis qu'il est mort, vous n'avez point engagé votre coeur à quelque autre. N'avez- vous pas reçu plusieurs amants ? n'aveivous pe s écouté leurs protestations depuis son trépas? Gardez-vous de m'ïmposer, je ne pourrais rien faire pour vous.
LA B A BONN H
J'ai reçu bien des visites par bienséance, mais j'ai congédié tous les amants.
Mais le marquis du Tour est venu très souvent ici ; vous l'avez écouté long-temps : nevonsplaisoitil pas ? (a part.) Je meurs de peur d'en apprendre plus que je neveux.
LA RAJtONKE.
Le Marquis m'avoit été fort recommandé....
LE BARON, S part.
Ah, morbleu!