‹ Œuvres choisies de DestouchesChapitre 339 sur 1244 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

DÉUOPHON, ABAMINTE, FINETTE.

Mais quelqu'un vient ici.

CerfDéntopbon.

DÉMOPHOff.

Bonjour , ma aœur.

ABAM1ATB.

Bonjour , mon frère.

DBHOPHOH.

Bonjour. J'allois chez vous pour vous parler d'af- AHAMtHTB. [faire.

Ici , comme chez moi , vous pouvez m'ennuyer.

DSKOrHON.

Votre nièce Isabelle est (Cage à marier;

Et monsieur Robertin, dont je connois le zèle, A su me ménager un bon parti pour elle ; Un jeune homme doué d'esprit et de vertus , Possédant , qui plus est , soixante mille écus D'un oncle qui l'a fait unique légataire. Dont ledit Robertin est le dépositaire : Et j'apprends, parles mots du billet que voici, Que cet homme en ce jour doit arriver ici.

ababuutb.

J'en suis vraiment fort aise.

DÉHOPROH.

"Or donc , ce mariage Étant pour la famille un fort grand avantage , Et vous voyant déjà , ma sœur, sur le retour , [mour, N'ayant, comme je crois, nul penchant pour l'a- Je me suis bien promis qu'en faveur de l'affaire, Vous feriez de vos biens donation entière , Voua gardant l'usufruit jusque» a votre mort.

AIAMIHTE.

Jusqu'à ma mortf Vraiment, ce projet me platt fort! Vous vous êtes promis , il faut vous dépromettre. L'âge, comme je crois , peut encor me permettre D'aspirer à l'hymen , et d'avoir des enfants.

. DÊMOPHOK.

Vous moquez-vous, ma sœur ? Vous avez cinquante

ABAHIKTE. [a US.

Mot, j'ai cinquante ansl moi! Finette?

FISETTE. . .

Que» reproches!

Hélas ! on n'est jamais trahi que par ses proches. A cause que madame a vécu quelque temps, Onue la croit plus jeune! II est de sottes gens!

DÉMOPBON.

Ma sœur , dans mon calcul je crois vous faire grâce; Et je raisonne ainsi : J'en ai cinquante , et passe ; Vous êtes -mon aînée ; ergo , dans un seul mot , Vous voyez si j'ai tort,

ABAMIRTE.

Votre ergo n'est qu'un sot; Et je sais fort bien , moi , que cela ne peut être. Ma jeunesse à mon teint se fait assez connottre. Ce que je puis vous dire en termes clairs et nets, C'est qu'il faut de mon bi en vous passer pour jamais; Que je me porte mieux que tous tant que- vous êtes ; Que , malgré les complots qu'en votre Ame vous fai- Je prétends enterrer , avec l'aide de Dieu , [ tes , Les enfants que j'aurai , vous et ma nièce. Adieu. C'est' moi qui vous le dis ; m'entendez- vous , mon Allons, Finette, allons. [frère?

(sut «t)

OEUVRES DE REGNARD

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