LES MENECHMES, ACTE II, SCENE V
Je me nomme Finette , et Mrs chez A ramiiite ; Et plus de mille fois je voue ai vu chez nous.
MÉN ECHUE.
Vous servez cbez die ?
FINETTE
Oui.
MENBCHHE.
Ma foi , tant pis pour vous.
Je ne m'y connois pas , ou bien , sur ma parole , Vous êtes là , m'amie ', en très-mauvaise école. riqsTTi.
Laissons ce badinage. En un mot, comme en cent , Ma maltresse à dîner chez elle vous attend. Pour vous faire trouver meilleure compagnie , Elle a, dans ce repas, invité son amie, Belle et de bonne humeur, qui loge en son quartier.
MÉNBCHMB.
Votre maîtresse fait nn fort joli métier !
FISETTE . bu à ValeuUn.
Mais parle-moi donc, toi. Quelle vapeur nouvelle A pu, dans un moment, déranger sa cervelle ?
TALENT», bu 1 Finette.
Depuis un certain temps il est assez sujet A des distractions dont tu peux voir l'effet. Il me tient quelquefois un discours vain et vague , A tel point qu'on diroit souvent qu'il extravague.
FIUBTTB.
Tantôt il paroissoit assez sage; et peut-on Perdre en si peu de temps et mémoire et raison ?
(I Miaetibmt.) .
Voulez-vous , de bon sens , me dire une parole ?
Mais vous-même , m'amie*, êtes- vous ivre ou folle, De me balivemer avec vos contes bleus , Et me faire enrager depuis une heure ou deux? Qu'est-ce qu'une Aramin te, un objet qui m'adore, Unearoie, un dîner, et cent discours encore; [prend Tous plus sots l'un que l'autre , à quoi l'on ne cotn- Non plus qu'a de l'algèbre, ou bien à l'Akoran?
FIItBTXS,
Voua ne vouiez donc pas être plus raisonnable , ■ Ni dîner au logis t
MÉNBCKME.
Non, je me donne au diable.
Votre maltresse ailleurs, en ses nobles projets, Peut à d'autres oiseaux tendre ses trébuchets. Et vous, son émissaire et son honnête agente , C'est un vilain emploi que celui d'intrigante; Quelque malheur enfin vous en arrivera , Je vous ea avertis, quittes ce métier-là.
édition* , on Ut . ma mit., nul edaturi
Faites votre profit de cette remontrance.
Nous verrons si dans peu vous aurez l'insolence De faire à nu maîtresse un discours aussi sot : Je vais lui dire tout , sans oublier un mot.
(à Val en Un.)
Adieu , digne valet d'un trop indigne maître : J'espère que dans peu nous nous ferons connoltre
t»p»t) Je ne le connois plus , et ne sais où j'en. suis.