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LES MENECHMES, ACTE III, SCENE V

DBMOPHON. -

Vous dire quatre roots, et voue parler d'affaire. Un homme de province, assez bien fait pourtant , Doit, pour vous épouser, arriver à l'instant.

ISABELMt, i ]»rt.

Qu'entends -je ?

DÊMQPHOK.

> Ce parti vous est fin» convenable;

La uaissance , le t>i«n , tout m'est tris-agréable ; Et ta personne aussi sera de votre godt.

- ISABELLE

Mon pire, sans pousser ce discours jusqu'au bout. Permettez -moi de dire , avecque déférence , Et sans vouloir pour vous manquer d'obéissance, Que Je ne prétends point me marier.

DÉMOPHOE1.

Comment?

D'où vous vient pour l'hymen' ce brusque éloigne- Vousn'avez pas tenu toujours un tel langage, [ment?

ISABELLE

Il est vrai; mais enfin l'esprit fient avec l'Âge. J'en cannois les dangers. Aujourd'hui les époux Sont tous , pour la plupart, inconstants ou jaloux; Ils veulent qu'une femme épouse leurs caprices : Lee plus parfaits sont ceux qui n'ont que peu de DÉHOPBON. [vices.

Celui-ci te plaira quand tu l'auras connu.

ISABELLE

Tel qu'il soit , je le hais avant de l'avoir vu :

Il suffit que ce soit un homme de province ;

Et je n'en voudrais pas, quand ce seroii un prince.

LE CHEVALIER. M Btentont

Madame , il ne faut pas si fort se déchaîner Contre le malheureux que l'on vetrt vous donner ; Si vous le haïssez , fl s'en peut trouver d'autres De qui les sentiments différeront des vôtres.

ISABELLE, Spart.

Que vois-je? juste Ciel ! et que! étonnement ! C'est Hénechme, grands dieux! c'est lui, c'est mon

DBMOPHoa , an chevalier. [amant.

Je suis au désespoir qu'un dégoût téméraire Ait rendu son esprit à mes lois si contraire : Hais je l'obligerai , si vous le souhaitez...

LB CHEVALIEB.

Non; ne contraignons point, monsieur, ses volontés: J'aimerois mieux mourir, que d'obliger madame A taire quelque effort qui contraignit son âme.

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