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LES MENECHMES, ACTE IV, SCENE VIII

LB MÀBotflS.

Un peu , trêve aux paroles , Il mé faut des effets; vite, dépéchez ■ vous.

menbchnb.

Je ne suis point pressé; de grâce, expliquons-nous.

LK HABQTJIS.

Point d'explication , la chose est assez claire.

MKIVÏCHME.

Hais, monsieur...

LE MAHQUI9.

Hais, monsieur, il faut mé satisfaire.

M É NEC H MB.

Vous satisfaire , moi ! Hais je ne vous dois rien ; Faites-nous assigner, nous vous répondrons bien.

LE MARQUIS

Qntnd on mé doit , voilà lé sergent que je porte.

[Il mtt rtpêe i U aiMa. ) MÉnSCHME,! jurt.

Juste Ciel ! Quel brutal 1 Si faut-il que j'en sorte.

(lu

Combien vous est-il dû ?

LB MABQins.

L'avez-votis oublié ?

Cent louis.

VENECSHB.

Cent 'ou's ■ j*en paierai la moitié.

LE HA2QUIS

Que je devienne atome, ou qu'à l'instant je meure , Si vous né mé payes 14 tout dans unquart d'heure.

VALENTltf, bu t MiTncchme.

Il nous tuera tous deux. Quand vous ne serez plus, De quoi vous serviront soixante raille écus '? Lui n'a plus rien à perdre.

■AbECHMB, bii 1 Valcntin*

Il est pourtant bien rudV..

LE MAKQCIS,

Que dé réflexions , et-qué d'incertitude !

Si vou se tes si prompt, monsieur, tant pis pour vous ; lime finit plus de temps pour me mettre en courroux. Je n'ai pan cent louis , mais en voilà soixante. *

(bu à Vileaun.) * - ' Tirez-moi de ses malus* faites qu'il se contente.

(à part) 1 . '

Ah ! si je n'avors pas hérité depuis peu , Je me bat trois en diable ; ■f'noiis verrions beau jeu.

■mwrédiUoo M%kùta «iduMquttlqix» melrana édîtfcm.

Hik 11 ■ déji tu queMloo de lAxantt mille «cm, et non de

YALBNT1N, an'nvanis.

Voilà plus de moitié , monsieur, de votre dette ; Demain on vous fers votre somme complète.

LE IIABQ17IS, preMnl la boom.

Adieu, monsieur, adieu ; je vous croyois du cœur, Et vousm'aviez fait voir des sentiments d'honneur; Mais cette occasion mé prouve lé contraire ; Né m'approdiez jamais que dé loin... Plus d'affaire. Je sérois dégradé dé noblesse chez nous , Si j'étois accosté d'un lâche tel que vous.

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