‹ Œuvres choisies de DestouchesChapitre 435 sur 1244 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Nous voilà , grâce au Ciel , dans un grand embarras. Dieu veuille nous tirer d'un aussi mauvais pas!

GÉRONTE, CRISPIN, LISETTE

GBBONTE , «ppajé nr Litettr.

Je ne puis revenir encore de ma faiblesse : Je ne sais où je suis ; l'éclat du jour me blesse ; Et mon faible cerveau, de ce choc ébranlé, Par de sombres vapeurs est encor tout troublé. Ai-je été bien long-temps dans cette léthargie?

LISETTE

Pas tantque nous croyions. Hais votre maladie Nous a tous mis ici dans un dérangement , Une agitation , un soin , un mouvement Qu'il n'est pas bien aisé, dans le fond, de décrire: Demandez à Crispin , il pourra vous le dire.

CBISPIR.

Si vous spviez , monsieur, ce que nous avons fait , Lorsque de votre mal vous ressentiez l'effet , La peine que j'ai prise , et les soins nécessaires Pour pouvoir, comme vous, mettre ordre à vos af- Vous seriez étonné, mais d'un étonnement [faires, A n'en pas revenir sitôt assurément.

eÉBOWÏE.

Où donc est mon neveu ? Son absence m'ennuie.

CBISPIR.

Ah! le pauvre garçon , je crois , n'est plus en vie.

GÉBOHTE.

Que dis-tu là? Comment?

cbispih.

Il s'est saisi si fort.

Quand il a vu vos yeui tourner droit à la mort, Que, n'écoutant plus rien que sa douleur amère. Il s'est allé jeter...

0ÉB0HTB.

Où donc ? dans la rivière ?

cbispin. [pleurs,

Non, monsieur, sur son lit, où, baigné de ses L'infortuné garçon gémit de ses malheurs.

déboute.

Ta donc lui redonner et le calme et la joie; Et dis-lui , de ma part, que le Ciel lui renvoie Un oncle toujours plein de tendresse pour lui , Qui connoît son bon cœur , et qui veut aujourd'hui Lui montrer des effets de sa reconnoissance.

CBISPIN.

S'il n'est pas encor mort, en toute diligence Je vous l'amène ici.

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