I40NOR
Comptez , Valère , que rien ne me peut .faire changer.
OEUVRES DE REGNARD
Ah I charmante Léonor , que voua devra me paraître adorable avec de pareils sentiments I
SC AFIN
Monsieur, je vous donne le bonjour. Y a-t-il long-temps que vous êtes en cette ville ? Vos affaires vont-elles bien? Comment gouvernez- voua la joie avec cette' aimable enfant P
YALRBB.
Que me veut cet ivrogne-là î Qui êtes- vous , mon ami?
SCAPIN
Je suis un honnête garçon , qui commis vos besoins , et qui viens vous offrir deux cents pistoles que me va donner monsieur votre père.
(UotesJnemplitra.) VALERE.
C'est toi , Scapîn ? Qui t'auroît reconnu ?
Vous voyez , monsieur , ce qu'on fait pour vous.
MARINE
Par ma foi , voilà un méchant borgne.
VAL ÈRE
Et tu as trouvé le moyen de tirer «eux cents pistoles de' mon père ?
SCAPIN
Il va me les livrer. J'ai encore un collier à escamoter; mais j'aurais besoin tout à l'heure de quelques gens de main.
YÀlèb.1.
Tout à l'heure ? Et ou veux-tu que je les cherche à présent?
MARINE
Monsieur , je suis à votre service. Pour la main , je l'ai aussi bonne que la langue.
SCAPIN
Toi ? mais serois-tu fille à travailler de nuit ?
Pourquoi non ? c'est dans ce temps-là que je triomphe. J'ai deux ou trois filles de mes amies qui ne m'abandonneront pas dans le besoin.
SCAPIN
Bon , bon ; il ne me faut pas de plus vaillants champions pour mon dessein. Hais j'entends monsieur Grifon. Allez m'attendre au prochain détour; je vous dirai dans un moment ce qu'il faudra faire*.
■ On Ut «I dont l'cdlUon originale.
• CM Ici que finit cette •ceoe dans le» édition! faite) du »i- Tiuil de l'autour. On a ajout* députa i