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LE CARNAVAL DE VENISE, ACTE II, SCENE II

ISABELLE

Je crains une rivale; et mon ardeur fidèle Me fait sentir de mortelles terreurs.

Ne craignez, rien de ses fureurs.

ISABELLE

Je crains plus de votre inconstance.

LBÀHDHB.

Ah I que cette crainte m'offense 1

ISABELLE

Pourquoi vous offenser de la juste frayeur

Dont je sens les atteintes ?

Les troubles et les craintes Sont les premiers effets d'une naissante ardeur.

LÉANDBE.

De ce tendre discours que mon âme est ravie 1 .

ISABELLE

D'un jaloux odieux je crains la barbarie :

Si notre amour éclatoit à ses yeux , Rien ne pourroit calmer ses transports furieux.

LÉANBBB.

L'Amour , armé de la constance, Ne craint ni rivaux, ni jaloux; Si nos cœurs sont d'intelligence, Rien n'est à redouter pour nous.

D'un jaloux importun tromper la vigilance . Cest goûter par avance .

Ce que l'amour a de plus doux.

ISABELLE

Brûlerez -vous pour moi d'une flamme sineère?

LEAHDBB.

Fouvez-vous tous connottre, et me le demander?

La conquête d'un cœur est plus aisée à faire , Qu'elle n'est facile à garder.

LEAR DBS.

, Bannissez ces alarmes, Rendez le calme à votre cœur;

Vos beaux yeux et vos charmes.

Vous répondront de mon ardeur.

Goûtons, sans noua contraindre, Les plaisirs les plus doux.

Ah! que pouvons-nous craindre, Si l'Amour est pour nous ?

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