SCENE V
ISABELLE , aeola.
Hes yeux , fermez-vous a jamais, Ou ne vous ouvrez plus que pour verser des larmes.
Le jour est pour moi désormais Un sujet de peine et d'alarmes.
Hea yeux, fermez-vous à jamais, On ne vous ouvrez plus que pour verser des larmes.
Je suis coupable de vos charmes , J'ai trop fait briller vos attraits ; Et je veux , par les mêmes armes , Me punir des maux que j'ai faits.
Mes yeux , fermez-vous à jamais , Ou ne vous ou vrez plus que pour verser des larmes.
Mais que servent , hélas ! ces regrets superflus ?
Cher Léandre , tu ne vis plus.
Quand tu descends pour moi dans la nuit éternelle. Doit-il m' être permis de voir encor le jour ? Non , non : pour me rejoindre à cet amant fidèle, La plus affreuse mort me parottra trop belle , Et ce fer doit ouvrir un chemin à l'amour.
(Elle tire aoo «trlel pour t'en happer. )